LA VACCINATION PRÉVENTIVE BUCCALE DANS LES INFECTIONS
TypHiQuEs ET PaRA-TYPHIQUES
La voie buccale parail bien êlre d'après ce qui précède la meilleure voie d'introduction du vaccin dans les infections tvphiques et para-typhiques. En effet, puisque l'intestin est le seul organe sensible et quil esl seul capable de conférer par limmunisation de ses cellules réceptives la résistance de l'organisme, 1l semble tout naturel de chercher à établir un contact direct entre la muqueuse sensible et le virus vaccinant. Depuis ongtemps, de nombreux essais de vaccination buccale ont été lentés. Malheureusement, les résultats n'ont pas été enregistrés systématiquement et il est difficile de se rendre compte de la valeur absolue de cette méthode. Pendant la guerre, on à eu presque uniquement l'ÉCOULS aux vaccinations sous-culanées, mais il a été constaté
1 due ces injections de microbes morts (éthérés, chauffé, sensibilisés, iodés où huüilés) n’ont pas toujours -vonféré
À l'organisme une immunié aussi solide que celle
résultant d'une première atteinte de la maladie. Piérre Hébert. et Marcel Bloch ont enregistré au Laboratoire de bactériologie de Bar-le-Duc, la statistique suivante : Sur 102 hémocultures positives au bacile typhique, ils relevèrent 38 sujels insuffisamment vacclnés, 23 sujets non vaccinés et 41 sujets très bien vaccinés. Ces derniers avaient en effet reçu d'une façon certaine 4 injections vaccinales.
L'Immunité conférée par la voie sous-culanée nest done certainement pas à l'abri de toute critique et l'on peut se demander si les superbes résultats obtenus expérimentalement sur les animaux par la vaccination buccale, ne pourraient pas être. réalisés chez l'homme. De plus, il est incontestable que de nomhreux accidents parfois graves, ont été relevés au cours des vaccinations sous-cutanées, mais nous ne pouvons Ici insister sur ces faits. En tous cas, la vaccination per os aurait certainement l'avantage incontestable d'être facilement acceptée par tout le monde même par les plus pusillanimes et, ce fait mérite d’être retenu, car il peut avoir une portée sociale considérable.
Cependant, bien que la vaccination anti-tvphique par voie buccale ne soit pas acceptée encore sans méfiance, des expériences concluantes ont déjà été faites. L. Vaillant a fait en 1921. dans le Pas-de-Calais, des vaccinations buccales portant sur les habitants de 6 villages où s’'élaient produits de nombreux cas de lyphoïdes. 1.236 personnes furent vaccinées par la voie buccale (vaccin + bile) et 173 par le vaccin T. A. B. chauffé. Environ 650 personnes échappèrent à la vacci-
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nation. Parmi les sujets ayant absorbé le vaccin bilié
de Bésredka, 3 furent atteimtes le jour cle la vaccination
ou le lendemain, et 2 le dixième Jour apres, soit 0,17 %.
armi les vaccinés parle T.A.B., 4 sujets présentèrent
les symptômes. de la fièvre typhoïde entre le 5°: et
12° jour après la dernière injection, soit 2,3 % ; parmi les non vaccinés, c'est-à-dire 650 habitants, on compla 2] cas de fièvres lyphoïdes déclarées après l'époque des vaccinations, soit 7,7 %.
Ces résultats encourageants ont été confirniés par une autre statistique enregistrée au Prytanée militaire de La Flèche, en 1922. Une forte épidémie de fièvre typhoïde s’élait déclarée dans cet établissement et Fou eut à enregistrer 43 cas graves, du 8 au IS avril 1923, sur le total des 523 élèves. ce cet établissement. La vaccination per os fut pratiquée pour 268 élèves dont le mauvais état géréral contre indiquait la vaccination par la voie sous-cutanée. 253 élèves furent vaccinés par injections sous-culanées de T.A.B. Parmi les premiers, >» tombèrent malades dans les 11 premiers Jours el, parmi les seconds, 10 tombèrent malades dans les 20 jours qui suivirent la vaccination. D'ailleurs, on n'eut à enregistrer parmi ces infestés aucun tlécès el la guérison survint rapideme: {. 1 semble bien qu'on puisse conclure de cet essai que la vaccination par la bouche est tout au moins aussi efficace que Ta vaccination par la voie sous-cutanée ;: de loute fäçon, elle ne provoqua aucun trouble chez les sujets débiles sur lesquels elle fut pratiquée.
/ Tout récemment, A. Gautier à pr ne 651.000 vac-