‹ L'immunité par les leucomaïnesChapitre 19 sur 38 · IMMUNITÉ HÉRITÉE · texte numérisé non relu

IMMUNITÉ HÉRITÉE

Cette dernière hypothèse u^est pas admissible, ainsi que nous l'avons dit plusieurs fois, car si ce sang n'avait pas toutes les substances du sang propre à son espèce, avant de contracter la maladie, ce ne serait plus le sang dont Tagneau avait besoin pour son développement et sa vie.

Le sang, dans son état naturel, ne doit pas avoir de substances superflues, et d'un autre côté, les mêmes substances qui sont prises par le microbe pour sa nourriture sont nécessaires à la vie de l'individu.

Lorsqu'on veut faire une culture de ces microbes, on est forcé de chercher des substances qui ont dans l'organisme une certaine importance. Du reste, dans la maladie, on voit bien qu'il ne prend pas à l'économie des éléments secondaires, car c'est la soustration de ces substances par le microbe qui produit la maladie et la mort.

Si ce n'est pas le manque de substances qui a produit l'immunité chez l'agneau, ce doit être nécessairement la présence d'une substance dans le sang et les humeurs de la mère qui a opéré cette inoculation.

C'est l'opinion de M. Chauveau, et c'est l'explication qui ressort de tout ce que nous avons dit, que cette substance ne peut être autre que les leucomaïnes, élaborées par les bactéridies, et communiquées à l'agneau par le sang de sa mère.

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