CRISES DES MALADIES INFECTIEUSES
Les maladies infectieuses présentent un phénomène qui leur est caractéristique, c'est celui des crises.
On sait à ravanco, dans ces maladies, qu'au bout d'un temps connu, une ou deux semaines par exemple, la maladie doit produire une crise, de laquelle le malade sort guéri, ou mort.
Si lé malade résiste à la crise, son état s'améliore de jour en jour, ses forces reprennent et la guérison arrive.
Si le cas contraire se produit, c'est-à-dire si le malade n'a pu ou résister à la crise, ou conserver assez de forces pour se rétablir après l'avoir subie, la mort arrive inévitablement.
Les théories microbiennes, et ce que nous avons dit sur les vaccins, expliquent aussi ce phénomène.
Je le démontre en assimilant ces maladies à une fermentation alcoolique.
Voyons ce qui se passe pour les bières :
« Ualcool que les fermentations produisent les gène loutes, mais les gOne plus ou moins. Les unes s'arrêtent lorsque la proportion d'alcool formé est de 2 0/0, par exemple, ou même inférieure, et restent alors inertes quelle que soit la proportion du sucre encore présent dans la liqueur. Les autres vont jusqu'à 10, 13 et même 15 0/0 d'alcool, et ce sont naturellement les plus précieuses et les plus usilées (1). »
Nous voyons que la fermentation se produit en augmentant d'intensité jusqu'au moment où les microbes qui en sont la cause se trouvent en présence de leucomaïnes en proportion de 2, 10, 12 ou 15 0/0.
A ce moment, les microbes voient leur vie ou leur reproduction arrêtée, et laissent intact le sucre qui se trouve encore dans le liquide, quelle que soit la proportion de celui-ci.
Quels sont les points de ressemblance qui existent dans la fermentation et la maladie infectieuse?
C'est un microbe qui produit la fermentation : c'est également un microbe qui produit la maladie infectieuse.
Dans le liquide sucré qui fermente, le microbe vit aux dépens du sucre.
Dans l'intérieur de l'homme malade, le microbe vit aux dépens du sang et des substances que contiennent les tissus.
(1) Le Microbe et la maladie^ par E. Duclaux, p. 82.