AVANT-PROPOS
que aussitôt, s'il n'en trouvait pas la confirmation directe au moyen d'une nouvelle expérience.
M. Chauveau s'était aussi grandement occupé de ces questions, et toutes ces observations tendaient à trouver une explication des phénomènes de l'immunité. Ces observations ont, à notre avis, une importance capitale : les faits expérimentaux et les phénomènes naturels qu'il a interprétés, sont définitivement acquis, et seront des jalons pour guider sûrement les chercheurs dans la voie tracée par la théorie de l'immunité.
La science en était à ce point, lorsque nous trouvâmes une explication commune aux phénomènes des maladies infectieuses et aux faits expérimentaux des vaccinations. Cette explication ne nous fut donnée ni par une nouvelle découverte, ni par une substance jusqu'alors inconnue : non ; nous la trouvâmes dans l'application d'une loi connue de tout le monde, et qui était néanmoins restée stérile.
Ayant la conviction qu'en donnant une trop grande importance aux faits expérimentaux, on avait mis obstacle au développement du principe, nous abandonnâmes tout à fait ce terrain pour avoir uniquement recours au raisonnement et à la logique.
C'est ainsi que nous arrivâmes à des conclusions, jugées téméraires par quelques-uns, mais que nous persistions à considérer comme devant rendre tôt ou tard quelques services à la science.