X AVANT-PROPOS
Ainsi l'ont également cru grand nombre de savants qui se sont occupé de notre livre, soit dans les revues scientifiques, soit dans les académies.
Il en est parmi eux qui, à Taide de la théorie de l'immunité parles Jeucomaïnes, ont expliqué des phénomènes dont on ne s'élait pas jusqu'alors rendu compte. Certaines de leurs explications ajoutent une valeur si grande à notre théorie, et sont elles-mêmes tellement intéressantes, que nous les transcrivons dans cette nouvelle édition, comme suile au chapitre '.Explication de plusieurs phénomhies (1).
Il en est d'autres qui ont encouragé les chercheurs à suivre cette voie nouvelle, croyant qu'elle peut conduire à la véritable palhogénie.
Nous ignorons jusqu'à quel point a été suivi ce conseil, mais nous trouvons à ce sujet deux notes présentées l'année dernière à l'Académie des sciences. Ces notes, tant par le nom des auteurs que par l'importance des faits relatés, donnent à notre théorie une confirmation éclatante (2).
C'est au mois de septembre 1886 que nous publiions la première édition de r Immunité par les leiicomahies.
Trois ans se sont écoulés depuis cette publication.
Dans cet intervalle un grand nombre de travaux ont été publiés sur le même sujet, car cette science
(1) Troisième partie. Chapitre IV.
f2) Notes justificatives. Notes III, IV et V.
AVANT- PROPOS. xi
nouvelle fait tous les jours de sensibles progrès.
A-t-il paru cependant quelque travail scientifique qui détruise notre raisonnement? Nous ne le croyons pas. Bien des études attribuent Timmunité à des causes très différentes; mais il en est deux très importanles qui sont venues corroborer notre démonstration.
La première, œuvre de M. Pasteur, a paru sous forme de lettre, en février 1887, dans les annales de rinstitut qui porte son nom.
La seconde est due à M. Chauveau, et a été publiée dans la Revue de médecine (mois de mai 1887).
Ces deux études sont parfaitement d'accord avec le principe de notre théorie ; elle y reçoit une consécration nouvelle (1).
Les objections, nous le reconnaissons sans peine, n ont pas manqué à notre travail, mais elles sont peu nombreuses, et ne nous paraissent pas si fortes qu'elles puissent nuire au développement de notre théorie.
Je prie le lecteur de lire le chapitre dans lequel je discute la valeur de ces objections.
(1) Notes justificatives. Notes I et II.