PREMIÈRE PARTIE
Réalite de l’immunité transmise
On sait depuis longtemps que les nourrissons offrent une résistance plus ou moins complète vis-à-vis de certaines infections. « Toute une série de maladies infectieuses de l’enfance, écrit Ehrlich, en 1892, ne s’observent pas au cours de la première année, tels les oreillons et les affections typhoïdes. Il est établi par de nombreux auteurs que le nouveau-né est si peu apte à contracter la scarlatine que l’on peut, sans trop de crainte, confier des enfants à des nourrices atteintes de cette maladie. Il en est de même pour la rougeole. » (1).
D’autres affections peuvent être ajoutées à l’énumération d’Ehrlich : la coqueluche, la rubéole, la diphtérie, la varicelle, la fièvre de Malte. sont tout exceptionnelles chez les nourrissons; d’autres, tel que le rhumatisme articu-
laire aigu, ne s’observent pas chez eux.
(1) Mariani (1925), dans son remarquable travail sur la rougeole congénitale, rapporte les avis et les observations de nombreux auteurs et met en lumière le caractère exceptionnel de la rougeole « dans le tout jeune âge ».
CCR