RES
Aussi sommes-nous amené à suivre le plan suivant dans
notre démonstration de la réalité de limmunité transmise.
Nous rapporterons les cas de transmission d’immunité :
I. D'une part, chez l’homme; IT. D'autre part, chez l’animal.
Dans chacun de ces chapitres nous étudierons séparément :
1° La transmission au jeune de l’immunité acquise par la mère (1); 2° la transmission au jeune de l’immunité conférée à la mère, que ces immunités se traduisent :
a) Par un véritable état réfractaire:
b) Ou seulement par la présence d'anticorps dans les Bumeurs.
La réalité de ces immunités est admise en clinique. A quoi peuvent-elles être dues ?
a) Elles ne tiennent pas à l’absence de contamination :
dans d'innombrables cas, c’est en plein foyer de contagion que la résistance du nourrisson est constatée:
b) Elles ne sont pas liées à une résistance particulière des jeunes : lorsqu'une épidémie survient dans un pays jusque-là indemne, les jeunes se montrent aussi réceptifs que les adultes (épidémie de rougeole d'Islande, 1892) ;
ce) Elles sont liées à l’immunité des géniteurs, et particulièrement des mères, qui les transmettent à leurs rejetons.
C'est seulement en ces dernières années que l’utilisation des « réactions d’immunité », la recherche des substances immunisantes dans les humeurs apportent les documents
nombreux et précis qui permettent l'analyse minutieuse de ces immunités.
(1) Le rôle de la mère sera seul envisagé ici. Le rôle du père est, nous le verrons, tout à fait incertain, |
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Il importe de spécifier, dès le début de cette étude, que mous n’entendons nullement conclure de la constatation d'un anticorps à la présence de l’immunité. Les anticorps sont des témoins plus ou moins fidèles de l’évolution virulente. Un organisme peut acquérir la résistance vis-à-vis d’un antigène sans qu'aucun anticorps puisse être décelé dans ses humeurs. D’autre part, l'introduction de ces anticorps dans un organisme n'implique pas nécessairement la création de l’état réfractaire.
Or, dans la plupart des observations que mous aurons à rapporter, c’est la seule présence des anticorps qui est recherchée, et leur découverte n’apportera qu’une présomption d’immunité, d’ailleurs variable pour chaque catégorie de substances (antitoxines, agglutinines, précipitines, sensibilisatrices, cytolysines, bactériolysines).
Pour éviter toute confusion, nous grouperons dans chaque chapitre : d’une part, les observations d’immunité constatée (avec ou sans présence d'anticorps) et, de l’autre, celles où la présence d’anticorps (avec ou sans immumité) est seule relatée,