‹ L'Immunité TransmiseChapitre 13 sur 96 · PESTE REUTERS D UT OR RER · texte numérisé non relu

PESTE REUTERS D UT OR RER

BUUTA

que jour de conclure de cette dernière propriété à la première.

En 1897, Mossé et Daunic apportent une observation de transmission placentaire du pouvoir agglutinant.

I s’agit d’une femme de vingt ans, atteinte de fièvre typhoïde au sixième mois de sa grossesse. Le sang de l’enfant, né à terme, détermine dès la naissance une agglutination macroscopique du B. d’Éberth en une ou deux minutes. D’autre part: « Une goutte du sérum de l'enfant est ajoutée à dix fois environ son volume d’un bouillon fraîchement ensemencé avec une culture du B. d’'Eberth âgée de cinq jours. Ce mélange, porté à l’étuve à 37°, reste stérile, tandis que la culture se développe dans un tube témoin. »

Les mêmes examens, pratiqués frente-trois jours aprés l'accouchement, donnent exactement les mêmes résultats.

La même année, Landouzy et Griffon apportent l’observation indubitable d’une femme qui transmet, par l’allaitement, une propriété agglutinante à son enfant CHE

Castaigne (1897) rapporte aussi l'exemple d’une femme qui aurait transmis par l'allaitement un pouvoir agglutinant à son enfant (2).

Scholtz (1898) constate de fortes réactions agglutinantes

-(1 p. 175 à 1 p. 190) dans les liquides organiques d’un

fœtus de sept mois issu d’une mère atteinte de fièvre typhoïde (3).

Une observation de Schumacher (1901) concerne une femme qui contracte la fièvre typhoïde huit mois et demi après le début de sa grossesse.

Accouchement à terme. A ce moment Le sérum de la mère agglutine à

D RTS 7 1tp./400 Le colostrum —— Fe MEN SEE ER ES 1 p. 400 Le sérum de l'enfant A M REA : 1 D:4%40

(A) Voir p. 70.

(2) Voir p. 70.

(3) Schumacher fait observer que 1

lc fœtus, mort deux jours après, cherthienne de sa mère.

‘auteur ne s’est pas assuré que n'avait pas contracté l'infection

Au onzième jour, on trouve :

Pour le sérum de la mère, une agglutination à.... 1 p. 400 Pour le lait — —— — MLD. 400 Pour le sérum de l'enfant, — — Cl D: 2100

Enfin, le quatre-vingt-troisième jour, les taux sont :

POUR BIS EMEURM IS MODEL SA RON ER sine 1 p. 400 PO RO ER LOU ane LÉ ne rs ni à 1 p. 300 Pourdlesséram’de l'enfant... une zéro

Staübli (1906) rapporte l'observation d’une femme qui contracte la fièvre typhoïde au troisième mois de sa gros-

sesse.

POUVOIR AGGLUTINANT DU RE ee RE TE

Sérum de la mère Sérum de l'enfant

RON RE ES SOS PO TT DE 1 p. 1.600

Du:2/8/05 au 22/78/05 ,:.:..:..., 1 p. 800

2 150 0 4 Lo a PA NO ARRET 1 p. 200

FAT DE RS 1 p 200

DO TE ln ST rat 2e D à 1 p. 100

Le jour de l’accouchement : 25/2/06. 1 p. 200 1 p. 100 CIO HT M rnen ets mg 1 p. 400 1 p. 25 DipaTÉRiE — Fischl et Wunscheim (1895) recher-

chent dans quaire-vingt-deux cas les antitoxines dans le sang du cordon. Ils constatent que : dans cinquante cas (61 %) l'injection du sérum de ce sang préserve les cobayes contre la dose mortelle de toxine; dans dix-huit cas (22 %), l'injection de ce sérum, aux mêmes doses, ne fait que retarder la mort des animaux d’épreuve.

Ces résultats partiels ne sont pas faits pour nous surprendre. Nous verrons, en effet, que, pour étre transmis à l'enfant, les anticorps doivent être en assez grande proportion dans le sang de la mère. Or, sur les quatre-vingt-deux cas considérés, la teneur du sang maternel en anticorps devait être très variable.

Salge (1904) constate la transmission d’antitoxines diphtériques de la mère au nourrisson par le lait.

Kayser (1905) relate la transmission des antitoxines diphtériques par voie placentaire, ainsi que la présence d’anti- , toxines dans le lait.

11 rapporte l’observation d’une femme de 28 ans, enceinte de huit mois, qui entre à l’hôpital le 8 décembre avec une angine diphtérique typique (présence de bacilles). Elle ne reçoit pas de sérum. Elle sort guérie le 21 décembre.

Elle accouche normalement le 27 janvier.

Trois prélèvements sont effectués : un prélèvement du sang de l'enfant lors de la ligature du cordon; un de sang maternel dans l'espace rétro-placentaire; un de lait le 1er et le 3 février (1).

Ga) ÉPREUVE DU SÉRUM MATERNEL. — Une série de cobayes reçoivent, dans le péritoine, 1 centimètre cube de ce sérum et, le lendemain, des doses mortelles progressives de toxine (de 10 à 30); les sujets résistent jusqu’à vingt doses mortelles.

Le pouvoir antitoxique de 1 centimètre cube de ce sérum est égal à 1/5° d'unité antitoxique de Behring.

b) EXAMEN DU SÉRUM DE L’ENFANT.— 1l «a exactement le même pouvoir antiloxique que celui de la mère.

€) EXAMEN DU Lait. __ Le pouvoir antitoxique de 1 centimètre cube de ce lait égale 1/50° d'unité antitoxique de Behring. La valeur du lait est donc dix fois moindre que celle du sérum de la mère et du sérum de l'enfant.

TUBERCULOSE. — Les premières observations que nous ayons retrouvées sont celles de Descos (1903). Elles sont négatives. L'auteur rapporte quatre cas dans lesquels la séro-réaction était obtenue entre 1 p. 5 et 1 p. 15, chez les mères, el absolument négatives chez les nouveau-nés.

Lagriffoul et Pagès (1903) sont moins catégoriques. Ils apportent quatre observations.

I. Le sérum de la mère agglutine à...,.... 1/10° — du nouveau né agglutine à... ZÉéTO

II. Le sérum de la mère agglutine à.....:... spa — du nouveau né agglutine à.... zéro

III, Le sérum de la mere agglutine à........ 1/30° — du nouveau-né agglutine à.... 1/5:

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