III. Anticorps divers
1° ANTITRYPSINE, ANTISAPONINE, STAPHYLO-ANTILYSINE, VIBRIO-ANTILYSINE. — Leur transmission par voie placentaire est observée par Reymann (1920).
Avec l’antitrypsine, il constate que la quantité d’anticorps chez le nouveau-né (215 unités par c. c.) est au début plus forte que celle du sang maternel (114 unités par c. c.); puis cette quantité décroît rapidement pour devenir nulle au bout de quelques mois.
Reymann vérifie le phénomène avec l’antisaponine et certains anticorps microbiens (staphylo-antilysine, vibrio-anti-’ lysine). Dans ces deux derniers cas, mon seulement les anticorps sont, au début de la vie, plus abondants chez le nouveau-né que chez la mère (1), mais leur taux s’élève encore un mois après la naissance, phénomène attribué par l’auteur à l’allaitement maternel.
2° PRÉCIPITINES, — Leur transmission par voie placentaire est observée chez le lapin par Merckel (1904).
3° HÉMOLYSINES. — Tous les cas de transmission d’hémolysines que nous avons rapportés se sont effectués par voie placentaire.
Krauss (1901) étudie cette transmission chez le lapin et chez la chèvre; les hémolysines du sang maternel sont retrouvées dans celui du jeune. Elles sont inexistantes dans le lait. C’est donc bien par voie placentaire qu’elles ont été transmises,
Toutefois, Famulener (1912) estime que ces résultats n’ont qu’une valeur toute relative, des sérums normaux pouvant renfermer des hémolysines naturelles.
(1) Ces résultats confirment ceux que Debré et Lelong ont obtenus avec les anticorps tuberculeux et que nous venons de rapporter.
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