ORDRE
d’un chevreau né d’une chèvre immunisée, avant et après l’absorption du colostrum.
Avant l'absorption, l’hémolyse est nulle; elle apparaît immédiatement après.
Ce chevreau reçoit, le jour de sa naissance et le lendemain, une injection de 12 €. c. 5 d’hématies de mouton. Huit prélèvements sont effectués pendant les quinze jours qui suivent cette injection. Le pouvoir hémolytique constaté dans le sérum, le deuxième et le troisième jour — pouvoir que l’on doit de toute évidence attribuer à l’absorption du colostrum — non seulement n'est pas augmenté, mais disparaît dès le troisième jour (Rappelons que, chez l'adulte, des injections semblables déterminent, dès la première semaine, l'apparition d’un pouvoir hémolytique qui atteint son maximum du neuvième au dixième jour).
Deuxième temps : A la suite de multiples injections d’hématies de mouton, on provoque, dans le sang d’un chevreau né d’une mère immunisée, l’apparition des hémolysines. Mais l’hémolyse, à peine perceptible le neuvième jour, est très légère le treizième.
CONCLUSION. — Dans ces conditions expérimentales tout au moins, la seule transmission évidente de l’immunité que l’on puisse constater est celle d’une immunité passive, Cette transmission est liée à l’ingestion du colostrum. L’immunité active est douteuse et insignifiante chez le jeune.
Ainsi les expériences de Famulener établissent que le jeune acquiert son immunité par l’ingestion du colostrum, bien plus que par celle du lait.