‹ L'Immunité TransmiseChapitre 65 sur 96 · NAS LE. 3 A TS LR ASE UP TEEN 1 RE CRETE DES · texte numérisé non relu

NAS LE. 3 A TS LR ASE UP TEEN 1 RE CRETE DES

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c) ROLE PRÉDOMINANT DU COLOSTRUM. LE COLOSTRUM EST IRREMPLAÇABLE, — Les travaux que nous venons de rapporter établissement nettement :

1° Que le colostrum peut renfermer des anticorps;

2° Qu'il est capable de les transmettre au nourrisson.

Smith et Little (1922) se sont demandé si le sérum maternel, source des anticorps colostraux, pouvait être substitué au colostrum :

a) Chez les veaux normalement nourris qui absorbent le lait maternel, la mortalité par diarrhée est de 1 sur 13 (7,6 p. 100);

b) Cinq veaux sont privés de colostrum et de lait maternel. Ils reçoivent, à la place, du lait maternel (par voie sous-cutanée et intraveineuse). Résultat : trois morts; un très malade (mortalité, 73 p. 100);

c) Cinq veaux reçoivent la même quantité de sérum maternel, d’une part en injections intraveineuses et sous-cutanées, d'autre part en ingestion (mélange de sérum et de lait). Résultat : pas de mort.

d) Cinq veaux reçoivent, par voie digestive uniquement, et aux deux premiers repas seulement, un mélange de sérum el de lait. Résultat : deux morts (mortalité, 40 p. 100);

e) Les veaux qui sont privés à la fois de colostrum et de sérum maternel meurent dans la proportion de 11 sur 15 (73 p. 100).

Il résulte de ces faits que :

1° Le colostrum est absolument indispensable aux jeunes veaux. S'ils en sont privés, la mortalité passe de 7,6 p. 100, chiffre normal (1) à 73 p. 100;

2° Le sérum maternel, administré par voie sous-cutanée

(1) On pourrait être surpris d’une mortalité « normale » “chez des animaux qui ont pourtant reçu le colostrum maternel. Nous trouvons dans le travail de Smith (1925) l'explication de ce paradoxe. Il peut être attribué :

a) À l'insuffisance de la quantité absorbée;

b) À une insuffisance accidentelle de la fonction digestive;

c) À la suralimentation;

d) A l’absence, chez la mère, d’anticorps spécifiques correspondant à la variété microbienne hébergée par le nourrisson.

et intraveineuse, ne saurait remplacer le colostrum (mortalité de 60 %);

3° La valeur préventive du sérum maternel administré uniquement par voie digestive (mélange de sérum et de lait) est bien inférieure à celle du colostrum (mortalité, 40 p. 100).

En 1923, Smith et Little reprennent la question de la substitution du sérum maternel au colostrum. Etudiant des animaux atteints, non plus de diarrhée (Bacillus coli), mais d’avortement épizootique (Bacillus abortus), ils constatent encore que le sérum maternel a une certaine valeur immunisante, mais que cette valeur est moindre que celle du colostrum.

Le tableau d’expérience suivant permet d’apprécier la teneur relative en agglutinines du colostrum, du lait seul et du mélange sérum-lait,

| ; | "p TAUX PL TAUX d'agglutination QUANTITÉ NATURE DU PRODUIT d'agglutination | du sérum du veau | du produit | du produit | après ingestion ingéré | du produit DICO RARE A ace 1 p. 160 1 p. 80 1 p. 2.560 1 p. 40 MANU 5 re : 1 p. 2.560 1 p. 640 500 — Mélange sérum-lait........ 1 p. 5.120 1 p. 640 RE NTET 1 p. 5.120 1 p. 320 500 — Lait fort RAT t 1D/1280%1%1-p,20 850.c: c.

UT REPOSER ET 200 p.20, | 750 —

Si l’on compare les taux d’agglutination de chacun de ces liquides avec ceux du sérum des nourrissons, prélevé après leur ingestion, on constate que les anticorps du colostrum sont de beaucoup les mieux absorbés. La moitié de ces anticorps passent au nourrisson.

Les résultats seraient, à notre avis, bien plus probants si

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