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diphtériques est rapportée par Salge (1901); celle des agglutinines typhiques par Landouzy et Griffon (1897) et par Castaigne (1897). Par contre, Nattan-Larrier, Ramon et Grasset (1925) montrent que, pour les antitoxines tétaniques, la transmission ne s'opère pas par voie digestive.
Ces divergences s'expliquent assez facilement.
a) Si les voiés de transmission sont variables, suivant les sujets, elles le sont aussi, chez un même sujet, suivant les
‘anticorps. Le fait que la transmission de l’immunité vis-à-
vis du tétanos ne s’opère pas par voie digestive ne nous autorise pas à conclure que cette voie ne peut jouer aucun rôle chez l’homme pour d’autres anticorps;
b) Le fait que les résultats sont moins probants chez l’homme que chez l'animal n’a rien de bien surprenant. On n’a jamais fait chez l’homme — sauf pour le tétanos — qu’observer des infections naturelles. Dans ces conditions, le degré de l’immunité qui se trouve naturellement réalisée chez l’homme ne peut être comparée à celui des immunités que l’on confère expérimentalement à l’animal.
Il est donc difficile de comparer ces résultats. De nouvelles études sont nécessaires pour éclairer cette question.
B. VOIE PLACENTAIRE. — Le rôle de cette voie est capital chez l’homme. Elle assure aussi bien la transmission de l’état réfractaire (vis-à-vis du tétanos, de la variole, de la rougeole, de la scarlatine..) que celle des divers anticorps (antiloxines diphtériques, agglutinines typhiques, anticorps du bacille de Koch).
C. VOIE CELLULAIRE, — Les considérations que nous avons développées ailleurs s’appliquent aussi bien à l’homme qu’à l’animal. Pas plus chez l’un que chez l’autre, nous n’avons d'observations précises concernant ce mode
de transmission et nous ne pouvons conclure qu’à la possibilité théorique de son rôle.
Conclusion = La synthèse de toutes nos observations nous conduit à | une conception générale : 4 E— La voie placentaire et la voie digestive constituent les er deux voies d'apport principales. Parfois, c’est l’une qui 40 entre en jeu à l'exclusion de l’autre. F2
Plus souvent elles se complètent — et c’est tantôt l’une, ‘ tantôt l’autre qui prédomine. > V4 4 Toutes ces variations relèvent de trois facteurs princi- paux, que nous étudierons dans un chapitre suivant : le | sujet, la mère, l’antigène, É. Quant au rôle de la cellule séminale, il nous paraît tout à fait secondaire. : { ‘à )
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