A. ABSENCE D’ANTIGÈNES DANS LE LAIT ET DANS LE COLOS
TRUM, — On ne retrouve jamais dans ces produits les antigènes injectés à la mère.
B. CARACTÈRE TARDIF DE L'IMMUNISATION DU JEUNE. — Lorsque la mère reçoit des injections de virus trop peu de temps avant le début de la lactation (six à huit jours), le jeune n’acquiert aucune immunité (Ramon, 1925). Staübli (1913) n’a-t-il pas montré que la transmission au jeune est d'autant plus complète que les injections vaccinantes sont pratiquées chez la mère plus tôt avant le début de la lactation ?
Un certain délai est donc nécessaire entre le moment où la mère reçoit les antigènes et celui où une immunité peut être transmise au jeune. A quoi correspond ce délai, si ce n'est à l'élaboration par la mère des anticorps qu’elle transmet passivement à son enfant ?
C. INCAPACITÉ POUR LE NOUVEAU-NÉ DE RÉALISER UNE IMMUNITÉ ACTIVE, — Les considérations que nous avons exposées pour le fœtus s'appliquent au nouveau-né.
D: CAS PARTICULIERS. — Chez le nourrisson, comme chez le fœtus, il est des cas où l’immunité se manifeste alors qu'aucun antigène n’a pu pénétrer dans son organisme (il n’a reçu lui-même aucune injection et la mère n’a reçu que du sérum). Bien plus, c’est dans ces cas, où il ne peut s'agir
que d’immunité passive, que l’on a observé les transmis-
sions les plus complètes (souris d’Ehrlich).
neo MP)