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B. EXPÉRIENCE D'ARLOING, CORNEVIN ET THOMAS. — En 1880, ces auteurs immunisent des bovidés contre le charbon symptomatique, par des inoculations intraveineuses de virus. Deux génisses sont fécondées : l’une vingt jours, l'autre trois mois et demi, après une inoculation préventive.
Les deux veaux résistent à l’inoculation « d’un virus très actif » (1),
Conclusion
1° L'immunité du jeune n’est de natüre active que dans
des conditions exceptionnelles, soit que le passage des antigènes soit rendu possible par des altérations placentaires, soit qu’il s'agisse de germes filtrables;
2° Dans la majorité des cas, l’immunité du jeune est de nature passive. Elle lui est apportée par les humeurs maternelles (sang, éolostrum, lait).
In utero, le jeune est incapable d'élaborer une immunité active avec les germes qui peuvent lui parvenir à travers le placenta.
Nouveau-né, le jeune ne trouve pas plus dans le lait ou
le colostrum que dans son organisme les moyens de réa-
liser une immunité active.
(1) Arloing, Cornevin et Thomas signalent que ces deux génisses ont été fécondées par « un taureau inoculé, lui aussi, à la même date et doué, lui aussi, de l’immunité », Ils se demandent si les veaux ont reçu l’immunité de leur mère ou bien de ce taureau, ét ils ajoutent : « Des expériences qui sont en cours d’exécution — mais dont la durée est longue — nous fourniront la solution de cette question fort intéressante. »
Cest en vain que nous avons recherché les résultats de ces expcriences.
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