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C. Les caractères particuliers de cette immunité

A. DEGRÉ DE L’IMMUNITÉ MATERNELLE. — Pour être transmise, l’immunité de la mère doit être très solide. Cest là une condition absolue et générale.

Achard (1897), dans les conclusions de ses expériences sur la transmission chez le cobaye de l’immunité vis-à-vis du B. proteus, constate cette nécessité :

« Il faut remarquer, écrit-il, que, dans les cas négatifs que nous avons observés tout d’abord dans nos expériences, il s'agissait d'animaux n'ayant subi qu’une ou deux inoculations. Au contraire, les cas positifs concernent les animaux soumis à des inoculations répétées et dont le sang possédait un pouvoir agglutinant assez considérable, IH est donc vraisemblable que l'intensité du pouvoir agglutinant dans le sang maternel est la raison, ou du moins l’une des raisons, de sa transmission au fœtus. »

Les expériences d’Achard montrent encore le rapport qui existe entre le degré d’immunité de la mère et celui de l’immunité du jeune. Lorsque la mère est immunisée pendant un mois le fœtus a une faible immunité. L’immunisation de la mère vient-elle à être poursuivie pendant {rois mois, le pouvoir agglutinant du fœtus devient « intense ».

Enfin la mère est-elle immunisée pendant trois mois et conduit-elle la grossesse à terme, le jeune donne « nette-

ment la réaction agglutinante et la conserve pendant six semaines ».

Il en est de même pour la transmission du pouvoir agglulinant vis-à-vis du bacille typhique. Nous avons déjà rapporté les expériences de Courmont et Cade, établissant que, pour qu'il y ait transmission à l’enfant du pouvoir agglutinant de la mère, celui-ci ne doit pas être inférieur à 1 p. 200,

de Dés

se A -

Si l’on considère l’ensemble des expériences, on voit que dans les cas positifs de :

Widal et Sicard... le P. A. du sérum maternel était d

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