AD
Castaigne......... a pe Le 1 p. 200 EU ER — lait — 1 p. 600 Courmont et Cade — sérum — 1 p. 200 — — — lait — L:p:227030 Yourewitch....... — sérum — 1 p. 640 à 1 p. 1.000
Au contraire, dans les cas négatifs, les pouvoirs agglutinants du sérum et du lait sont beaucoup plus faibles. Dans les cas négatifs de :
Achard et Bensaude... le P. A. du sérum maternel est de 1 p. 10
Thiercelin et Lenoble. — — — LUE Le 1 cas de Castaigne — — — 1 p. 20 LE LP 1 AS MAO — — — 1 p. 50
EE ee DE dE à : — lait — 1 p. 30 Kassel et Mann....... É —— sérum — 1 p. 50
Ainsi les commentaires de Courmont et Cade (1899) paraissent-ils particulièrement judicieux :
'« I semble donc, écrivent-ils, qu'il faille une assez grande élévation du pouvoir agglutinant du sang et du lait de la nourrice pour que l’on puisse constater la même propriété à un taux beaucoup moins élevé dans le sang de l'enfant. C’est là, croyons-nous, qu'il faut chercher la cause de la divergence des auteurs qui ont constaté chez l’homme, les uns des cas négatifs, les autres des cas positifs de la transmission de la substance agglutinante de la nourrice au nourrisson. »
Les mêmes constatations sont faites avec d'autres anticorps.
Reymann (1920) observe chez la chèvre le passage d’agglutinines anti-Eberth, anticolibacille, antihématies, uniquement lorsque le sang de la mère agglutine à un taux « particulièrement élevé ».
Avec la toxine diphtérique, le Passage intégral des anti-
ce 1 nets sb PEN OP RP PTE 6 à PÉOORRIETI = Tu é à OA À e. * s ET cs
corps s'effectue chez l’enfant lorsque le sérum maternel à une teneur en antitoxines telle que 1 centimètre cube de ce sérum neutralise vingt doses mortelles (Kayser, 1905).
Chez le cheval, la transmission placentaire S ’effectue lorsque l’immunité de la mère, au moment de l’accouchement, est telle que 1 centimètre cube de son sérum neutralise 1/2 unité anti-toxique (Ransom, cité par Behring).
La transmission digestive (colostrum et lait) s’effectue avec cinquante-huit unités immunisantes dans 1 centimètre cube de sérum maternel au moment de l’accouchement.
Avec la toxine tétanique, Nattan-Larrier, Ramon et Grasset font des constatations analogues.
Des lapines en état de gestation sont immunisées au moyen d’anatoxines tétaniques. « Elles reçoivent deux injections sous-cutanées (à dix-huit jours d’intervalle) de 1 centimère cube chacune, d’anatoxine tétanique ayant un bon pouvoir antigène dosé par la méthode de floculation; lors de la mise bas, neuf à dix jours après la seconde injection, ces lapines ont une immunité telle qu’il suffit de 1 centimètre cube de leur sérum pour neutraliser au moins deux mille fois la dose de toxine tétanique mortelle pour le cobaye. »
Aussi, dans de telles conditions, « leurs petits présentent sensiblement la même immunité ».
De même, une mère est immunisée au cours de sa grossesse contre la toxine tétanique par des injections d’anatoxine. L'immunité obtenue est telle « que 1 centimètre cube de sérum neutralise six cents doses mortelles pour le cobaye »,
Le nouveau-né auquel cette femme donne le jour a, lui aussi, une bonne immunité, moindre pourtant que celle de sa mère. « Cependant, 1 centimètre cube de son sérum (sang du cordon) neutralise deux cents doses mortelles. »
CONCLUSION. — Quel que soit le sujet, quel que soit l’anticorps, quel que soit le mode de transmission, le pas-
sage de l’immunité à l’enfant ne s’effectue d’une manière
appréciable que si le degré de l’immunité maternelle est élevé.
Nous devons reconnaître que cette particularité restreint considérablement la valeur pratique de l’immunité transmise. Nous déplorons de ne pas posséder de notions plus précises sur le degré minimum des immunités transmis- Sibles. Les immunités que toute mère à l’état de santé, possède au moment de sa grossesse sont-elles transmissibles ? Dans quelle mesure ? Des recherches intéressantes sont à poursuivre dans cette direction.
B. NATURE DE L'IMMUNITÉ MATERNELLE. — I. Transmission au jeune des immunités conférées à la mère. — A la suite de ses expériences sur la transmission du pouvoir ägglutinant chez des cobayes vis-à-vis du bacille d’Eberth, Staübli (1903) écrit :
« Que l’immunité soit obtenue chez la mère activement (affection naturelle ou injection de culture) ou passivement (injection de sérum), elle est toujours susceptible d'être transmise au jeune » (Staübli, 1913).
Toutefois, la valeur de l’immunité maternelle, et partant la facilité de la transmission, est plus grande lorsque cette immunité est active.
Une chatte qui reçoit 4 centimètres cubes de culture de bacille d’Eberth (immunité active) acquiert en dix jours un agglutinant de 1 p. 3.000.
Une autre chatte qui reçoit, en cinq injections, 50 centimètres cubes d’un sérum agglutinant à 1 p. 43.000 (immunité passive) acquiert un pouvoir agglutinant qui ne dépasse pas 1 p. 1.200 (Widal et Sicard, 1897).
pouvoir
La nature de l’immunité conférée à la mère n'a, sur la transmission, qu’une influence indirecte. L’immunisation active de la mère n’assure une meilleure transmission qu'en apportant une immunité plus solide.
Le seul point qui importe, c'est le degré de d’immunité maternelle,
PIMETE" SERRE "A
do UE