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IL. Transmission au jeune des immunités acquises par la mère à la suite d’une affection naturelle. — À degré d’immunité égal, il ne nous a pas semblé que la transmission sopérât plus facilement dans ce cas.
Nous devons mentionner spécialement les immunités acquises à la suite d'infections latentes. Elles sont considérables et parfaitement transmissibles. Kayser (1905) rapporte que 82 p. 100 des adultes et 60 p. 100 des enfants n'ayant pas eu de diphtérie avérée, reconnue cliniquement, ont des antitoxines dans leur sérum. La proportion de ces antitoxines est évidemment très variable. Toutefois, une quantité déterminée de sérum neutralise de une et demie à dix doses de toxines mortelles pour le cobaye.
C’est là une valeur antitoxique déjà considérable et susceptible d’être transmise à l'enfant, ainsi qu’en attestent, d’une part, l’observation clinique, d’autre part, les observations expérimentales (Ransom, rapporté par Behring).
Des faits analogues sont observés dans la rougeole. Une mère qui n’a pas eu la maladie d’une façon manifeste peut posséder une immunité solide et la transmettre à son enfant (Debré et Joannon, 1926).
Une autre question se pose au sujet de cette immunité maternelle. Est-elle mieux transmise lorsqu'elle a été conférée par une atteinte aiguë de l'infection (fièvre typhoïde, rougeole, par exemple), ou bien lorsqu'elle est déterminée par une infection chronique comme certaines formes de tuberculose ? |
Nous n'avons aucune notion précise sur ce point. Nous pensons qu'il s’agit là de cas d’espèces, variables suivant les antigènes et les sujets. :
CONCLUSION. — A degré égal, la nature de l’immunité maternelle est sans importance au point de vue de sa transmission. C’est uniquement parce qu’elle est plus solide
chez la mère que l’immunité active confère au jeune une résistance plus marquée.
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> — I. Chez une femelle immunisée au cours d’une gesta- A
tion, la faculté de transmission de l’immunité n’est pas | limitée aux produits de cette gestation. La transmission peut s'effectuer à toutes les progénitures ultérieures, tant que persiste l’immunité maternelle.
susceptible de se réveiller à l’occasion d’une gestation.
ARTICLE II
Quand l'immunité maternelle doit-elle
4 C. CARACTÈRES PARTICULIERS DE L'IMMUNITÉ MATERNELLE, en.