‹ L'Immunité TransmiseChapitre 84 sur 96 · II. Nous avons déjà signalé (1) que cette immunité est nt · texte numérisé non relu

II. Nous avons déjà signalé (1) que cette immunité est nt

1500 être acquise ? pe } 4 L'immunité de la mère peut être acquise avant, pendant fe. Mi: ou après la grossesse, QE | Nous étudierons la valeur, au point de vue de leur , transmission, des immunités acquises à chacune de ces |" 200 périodes. er:

14 A. TRANSMISSION DE L'IMMUNITÉ ACQUISE PAR LA MÈRE Es. à AVANT LA GESTATION, -— I. Toxines végétales. — Ehrlich ‘170 (1892), à la suite de ses expériences sur Ja souris, estime 4% 4 que, pour tre transmise au jeune, l’immunité doit être L: 4 acquise par Ja mère avant la gestation. 14

IL. Dans l'infection éberthienne. —— Staübli (1906) montre est mieux transmise que l’immunité acquise au cours de " cette période,

Dans treize cas, où la mère avait déjà un pouvoir agglutinant

Dans un cas même, le pouvoir agglutinant du fœtus est nul.

ps

() Voir l'expérience de Staübli, p. 62.

que chez le cobaye l’immunité acquise avant la gestation We

avant la conception, son sang et celui du fœtus ont le même de pouvoir agglutinant pendant la gestation, 08 D'autre part, une immunisation est pratiquée chez neuf autres L; sujets pendant la grossesse. Le rapport entre le pouvoir agglu- ri tinant du fœtus et celui de la mère varie entre 1 p. 40 et 1 p. 1. À

Toutefois, l’immunité ne doit pas être acquise trop tôt avant la gestation. Nous savons, en effet, que l’immunité décroît progressivement à partir du moment où elle est obtenue. Or, pour être transmise au jeune, il faut qu’elle soit suffisante au moment où le jeune est à même de la recevoir. C’est ainsi que Kassel et Mann (1899) n’ont constaté aucune transmission du pouvoir agglutinant chez des femmes ayant contracté une fièvre typhoïde quatorze mois, quinze ans et vingt et un ans avant leur grossesse. (Leur pouvoir agglutinant au moment de l'accouchement n'était jamais supérieur à 1 p. 50).

B. TRANSMISSION DE L’IMMUNITÉ ACQUISE PAR LA MÈRE PEN- DANT LA GESTATION. — I. Dans le tétanos. — Une chèvre immunisée à la fin de la gestation transmet son immunité au jeune (Brieger et Ehrlich, 1893).

II. Dans la clavelée. — Burckardt (1879) estime que l’immunité acquise par la mère, même à la fin de la grossesse, peut être transmise.

Il cite l'exemple d’un troupeau de brebis immunisées visà-vis de la clavelée six semaines avant le part. Les agneaux sont clavelisés quatre à six semaines après. Aucun ne présente l’évolution de la maladie. Des pustules apparaissent seulement chez quelques-uns.

HI. Dans le charbon symptomatique. — Arloing, Cornevin et Thomas (1880) montrent que, chez les bovidés, l’immunité peut être acquise par la mère aussi bien pendant la gestation (premier mois) que trois mois et demi avant celle-ci. L’immunité du jeune est aussi solide dans le premier cas que dans le second.

IV. Dans l'infection éberthienne. — 1° Chez l’homme : En ce qui concerne la transmission de l’immunité ou des anticorps, le moment de la grossesse où survient l’infection a une grande importance.

On ne constate pas de transmission des agglutinines

lorsque la mère contracte la maladie, soit trop tôt (avant

quatre mois et demi [Estienne]; avant trois mois [Charrier et Appert]); soit {rop tard (vingt et un jours avant J’accouchement [Kassel et Mann, 1898]).

Dans le cas rapporté par Mossé et Daunic (1897), c’est au sixième mois de la grossesse que la femme contracte sa fièvre typhoïde. Une agglutination nette du B. d’Eberth par le sang de l’enfant est constaté vingt-quatre et se trois jours après l’accouchement.

Dans le cas de Schumacher (1901), la mère est au huitième mois et demi de sa grossesse lorsqu'elle présente sa fièvre typhoïde. Cet auteur déclare que : a) si la maladie est contractée pendant les premiers mois de la grossesse, la transmission ne se produit pas; b) par contre, lorsque la maladie survient dans les dernières semaines, le sérum du nouveau-né est toujours agglutinant.

2° Chez l'animal : Widal et Sicard (1896) constatent la présence d’agglutinines chez de jeunes lapins nés d’une mère immunisée vis-à-vis du B. d’'Eberth six jours avant le part.

Yourewitch (1903) constate la présence d’agglutinines dans le sang de fœtus de cobayes dont les mères avaient reçu dix à douze jours auparavant, dans le dernier tiers de leur grossesse, des cultures de bacille typhique.

Staübli (1903) étudie également la transmission des agglutinines typhiques sur quinze portées de cobayes issus de mères hautement immunisées. Dans ses conclusions, il déclare que :

1° La transmission des agglutinines obtenues activement chez la mère ne s’opère qu’à condition que les injections soient commencées au moins qualorze jours avant la naissance ;

2° Plus l'intervalle entre la première injection (d’antigène) et l’accouchement est considérable, plus le taux d’agglutination du sérum fœtal se rapproche de celui de la mère, jusqu’à lui devenir égal.

Ces conclusions sont tirées d’une série d'expériences que nous avons partiellement rapportées.

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