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immunisantes dans 1 centimètre cube de sérum le jour de J’accouchement), le quatrième jour, un dixième d’unité immunisante est décelé dans le sang. Ce pouvoir antitoxique croît ensuite rapidement. Le douzième jour après la
naissance, il atteint cinq unités immunisantes. Il diminue
à partir de ce moment (Ikeda, 1924).
IV. Charbon symptomatique. — Arloing, Cornevin et Thomas (1880) immunisent des génisses pleines contre le charbon bactérien. « Les cinq veaux issus de ces génisses sont inoculés de douze à quinze jours après leur naissance avec du virus « très actif ». Aucun d’eux n’en ressentit d’effet grave. L'action locale du virus a été nulle; l’action générale insignifiante. »
Le fait que les jeunes ont été éprouvés le douzième jour et le quinzième jour ne manque pas d'intérêt. Mais il est regrettable que l’épreuve n’ait pas été faite également à la naissance. Cette épreuve aurait montré si la résistance avait augmenté ou diminué à partir de la naissance, et si cette immunité était d’origine placentaire ou digestive.
V. Bacille d'Eberth. — Chez un enfant né à terme d’une femme ayant contracté la fièvre typhoïde au sixième mois, Mossé et Daunic (1897) constatent que
Une goutte de sérum produit l’agglutination en une ou deux minutes. De plus, si une « goutte de ce sérum est ajoutée à dix fois son volume d’un bouillon fraîchement ensemencé avec une culture de bacille d’Eberth, âgée de cinq jours, le mélange, porté à l’étuve à 37 degrés, reste stérile, tandis que la culture se développe dans un tube témoin.
VI. Pouvoir hémolytique. — Le degré du pouvoir hémolytique transmis peut être considérable. Bien que de nature passive, l’immunité est aussi solide qu’une immunité active. Famulener (1912) écrit à ce sujet : « Des animaux jeunes ne présentent pas, à la suite d’injections sous-cutanées d’hématies étrangères (mouton), un pouvoir hémolytique
… plus grand que celui qu’ils acquièrent en absorbant le
colostrum et le lait maternel. »
VII Venin de serpent. —— Famulener rapporte les travaux de Fraser qui immunise une chatte contre un venin de serpent.
Le cinquantième jour après la naissance, des petits de cette chatte reçoivent deux doses mortelles de venin. Is présentent quelques très faibles symptômes d’empoisonnement et guérissent.
Le soixante-neuvième jour, les autres petits de la même portée sont éprouvés avec le même venin. Il faut trois doses mortelles pour déterminer la mort.
B. DEGRÉ DE L'IMMUNITÉ TRANSMISE AUX PRODUITS D’UNE MÊME PORTÉE. — « L'immunité n’est pas toujours égale chz les animaux d’une mme portée; elle peut même faire défaut chez un ou plusieurs d’entre eux. Charrin et Gley ont signalé le fait. Nous l'avons plusieurs fois constaté chez les descendants de mères immunisées contre le tétanos et le charbon. » (Vaillard, 1896.)
Widal et Sicard (1897), observant la portée d’une souris immunisée vis-à-vis du bacille d’Eberth, constatent que le pouvoir agglutinant des jeunes, titré le vingtième jour, est variable d’un animal à l’autre. Il est de 1 p. 100 chez l’un, 1 p. 250 chez un autre, 1 p. 200 chez un troisième.
Staübli (1903), sur une portée de cobayes immunisés également vis-à-vis de l’Eberth, fait, le jour de la naissance, des constatations inverses. Tous les jeunes ont le méme pouvoir agglutinant.
Comment expliquer ces divergences ?
1° I s’agit dans un cas de souris, dans les autres de cobayes.
2° Dans le cas de Widal et Sicard, le pouvoir agglutinant a été titré le vingtième jour. Dans celui de Staübli, le titrage a été effectué le jour de la naissance. Ne peut-on admettre que les jeunes ont, à la naissance, le même pou-
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