‹ L'Impaludisme-DiathèseChapitre 4 sur 9 · NOR · texte numérisé non relu

NOR

& fièvre, d’ailleurs chez ceux-là encore, l'air du soir ne pa- re AUS Las raît pas, d’une façon très particulière, provoquer d’acci- Hour dents paludéens. 4:

On a cherché aussi la cause déterminante de l'impalu- 4 disme dans la misère physiologique. ee ns « On a voulu voir la malaria plus fréquente dans les É. ne | classes pauvres, mais, mille fois, j'ai constaté moi-même , mine STIRNUUE, que des membres presque riches d’une famille étaient im- | paludés, tandis que, dans cette même famille, et vivant dans le mème milieu des membres pauvres, épuisés par B-- le travail, restaient indemnes.

au. Partout et toujours j'ai vu celte loi d'exclusion se con- La se firmer, et le fléau frapper avec persistance les mêmes in- 57e dividus qu’il semblait reconnaître pour siens.

Dans le quartier de la Maison-Blanche, que j'habite actuellement, la Bièvre est une cause d’accidents paludéens; mais, là encore, s'applique la même loi.

M. le D" Rives, qui a publié un fort bon travail sur les causes d’insalubrité de ce quartier, affirme n'avoir observé a.

en huit ans, dans un groupe de 5501 habitants, consti- | tuant la moitié de la zone affectée et appartenant presque SE tous à la classe pauvre, que 131 cas d’impaludisme, Pourquoi tous les autres riverains de la Bièvre ont-ils été épargnés ? ie | J'ai donc été amenée à penser que, pour les maladies comme pour les plantes, il y a une distribution géologique déterminée, toujours la même. Comme certaines plantes exigent des conditions climatériques spéciales, une certaine zone géologique, de même les maladies, surtout les maladies chroniques, les diathèses exigent, pour s’éta-

SU ON PLAN REED Le AN

Ruth, +

TT blir dans l'être humain qu’elles attaquent, un terrain approprié.

Je veux donc essayer de prouver dans ce modeste travail :

1° Que l’impaludisme est une diathèse ;

2° Qu'il obéit à la loi de la non superposition des diathèses ;

3° Que le diagnostic par exclusion de l’impaludisme peut encore avoir sa valeur à une époque où les manifestations impaludiques mal classées, mal connues, ne sauraient être étudiées dans les caractères qui leur appartiennent en propre.

Page 1