‹ L'impératrice et la juive drame en cinq actes et en proseChapitre 15 sur 57 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

JEAN, presque étendu sar le lit, BASILI- CIN, derrière lui, écartant les insectes qui l'incommodent, quelques Esclaves a(- , tendant set ordres, SJOhZJiS, AGA-

t’iHPillATIilCS ET lA AOIVE. 9

-flirs Sériateurs foM un grcupc de STROZZAS. Sur mon amr, si i’avai» d« THES, senaieur > / e jj,, grandeurs a oblc-

laiurtcoie. „ir, je me ferais cocher du Cirque.

B.xsaicni. La chaleur du jour I aecable. oublies sans doute qu’on n J

il cherche à s’endormir peut-être . esc as es, qyç j ç, hommes,

respectons son repos. Quanu jetais . u- aoathèS, qui est sorti, rentrant pour guste, j’aurais fait battre de rerges au- L'impératrice I •

ilarieui qui eût osé troubler mon som- ,

moil; et le eomtc Jean ne vous ménage- SCENE II.

rail pas davantage. (CAasiant tes mouches.) Mêmes, L’IMPÉRATRICE.

Pstl.. Aussi ne ful-il pas dimcile auï con- ^ ^ pr„,ierné, à l’cj-

jurés (le pénétrer jusqu u moi. J eiai. r - cpijon de .Siroiia» qui ploie «culement uo g«-

ché... je dormais, cotlinic on dit vulgaire- rt de Jean qui ic contente de l'incliner.

ment, sur les deiis oreilles, et en m’éveil- b’impér.ATBICE. Lever-vous, sénateurs, bnr.. Pstl.. Elle ne quittera pas son »i- Léonce, j’ai voulu te voir. On prétend sage... qu’hier au souper de l’cnipcrcur ta parole

JEAN. Que faites-vous là? railleuse n’apasépargné ceux que ma con-

B.VSILICIN. Tes esclaves attendent tes r,,„ce honore. Je t’engage à te montrer orilrcs, comte illustrissime. plus discret, ou à mieux choisir tes eonfl-

JEAN. Qu’ils attendent. dens ù l’avenir. Noble Théodore, je te re- .

G.VSILICI.V. Attendex. C’était aussi ma niercie do les avoir défendus : ton maître réponse. t’accorde le commandement de la garde

AGATHÈS, qui s’est approché de Jean, en .j^.j immortels. Pour toi, Aiiastase, oüicicr l'wclinant avec respect. Ta magnificence , lu palais, dont la fierté patricienne rougit, suqiassc celle de l’empereur, noble comte, dit-on, d’obéir à un homme que sa naiscar il n’a pas comme toi un Auguste pour sanoe avait placé bien au-dessous de ton le servir. rang, je ne veux pas plus long-temps hu-

JKAX. ^’ai trouvé cette moitié de César niilier tes ancêtres.. De ce jour tu es libre, biiee dans une écurie, et je l’ai nommée Seulement, avant de t’éloigner, tâche de

chef de mes domc.stiques.

■STROZZ.AS. l'ne grandeur nouvelle qui prend en pitié une grandeur déchue , c’est juste, dans un temps où quelques jours suffisent pour faire d'un empereur im misérable esclave, d’un conducteur obscur un comte et un chambellan.

JK.AÏ, Temps de servitude et de honte, n'cjt-ce pas, Stroixas, où il est dangereux de SC heurter ù la volonté impériale.

STROZZ.AS. Vous l’cntcndex; pourquoi vous presser encore autour de moi? vous supposci au ministre plus de crédit qu’il n’en a maintenant. Adressez-vous ù ceux qui à toute heure ont accès auprès de l’impéralrice.

JEA». Et que sans doute elle a jugés les plus dignes de sa confiance.

STOZZAS. Ou s’il en est parmi vous qui ambitionnent uno faveur éclata’nte, qu’ils aillent trouver liarpax, le célèbre conducteur de char. Il leur enseignera comment on mérite les ap|ilaudissemeiis de la populace ; et s’ils profitent bien de ses leçons, ohlalors leurs fautes seront oubliées; un fera d’eux des grands de l’empire, et ils pourront porter la robe de patrice, avant <Tcn avoir le titre.

JEAA. Ou, quand il leur plaira de le demander, le ministre Strolzas ira solliciter pour l’empereur.

retrouver le panégyrique que tu prononças en faveur de Ba.silicin, alors que le sénat le salua du nom d’.Auguste. Il descendait, je crois, de Romulus, de Marc-Auréle, ou du grand Constantin. ( Tous rient. ) La chute de Michel a bien compromis .ses aïeux. Ta harangue était, dit-on, sublime, et j'espère que tu ne refuseras pas de nous la faire entendre. Je veux être seule ; allez. E.xcusc-moi, noble Sirozzas.

Tout le monde s'éloigne. Strozziis a les yeux fixés sur Jean qui est resté.

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