SCENE VI
STR07.ZaS,p«»LN omClKR.
STROZZAS, arre ironie. Tes esclaves méritent d'être châtiés pour n’avoir pas veillé autour de celte salle.
l’ihpÉRATRICE. L’entrée n’en était interdite à personne. Quand j’aurai besoin de conseils, Slroetas , je t’en demanderai i jusque là, épargiic-les-moi , de grâce. Tu as à me parler sans doute d’affaires plus importantes! jesuis prête à t’entendre. Que se passe-t-il ?
STROZZ.AS. Un événement étrange, qui intéresse l’empire, car il petit iuflucr sur la destinée.
l’iupéraTRICB. Quel est-il?
STROZZAS. Unechosehiiarrel une femme qniaime depuis trois mois, et dont l’amour s’accroît par sa durée; une mère que la présenccd'un hlsimporlnnc; un conducteur de char dont on voudrait faire l'héritier du trêne.
l’impératrice. Stroiias I en voilà beaucoup!
STROZZAS. Maisrimpératriec m’a promis il y a quatorze ans, que je n’aurais jamais de rivaux en ptiissanre, et je ne vcu.\ de ert homme ni pour maître, ni pour égal.
t’iMPÉRATitiCK. Tu vois que tu n’as rien perdu de Ion crédit, car je l'écoulc.
STROZZ.AS. Comme tu m’écoutais au temps où l’empereur demandant un héri- •icr, la nais.sanee de Manuel consolida ton pouvoir, n’estrcc pas? En efl’et, c’est la même confiance, le même abandon.
L’impÉR.atrice. Assez... tout cela me fatigue! il me faut pour le comte Jean le titre de palriec.
STROZZAS. A quoi bon, puisqu’il en porte la robe.
STROZZAS, regardant sortir l’impiralrict.
Oh I je te doiiuerai en spectacle à ta courl je le forcerai à rougir de la folle passion I
L'OEFICIER. Celte femme que lu m’as ordoiuié de conduire secrètement au palais , est là attendant les ordres.
STROZZAS. Enfin!.. Tu n’as répondu à aucune de ses questions?
L’OFITCIER. a aucune.
STROZZAS. Quelle vienne... et que perso mic n’entre danscette salle, elle était bien cachée.
L’o£Bcicr lort après avoir montré k Sara Stroszaa aux pieds duquel elle s’ioclioe.