SCENE X
Les Mêmes, L’IMPÉRATRICE, STROZ- ZAS.
M.ANUEL. Oh! viens, ma mère! et disleur que lu ne veux pas qu’on m’outrage; dis-le-lcur doue à eux qui laissent fouler aux pieds le nom de ton ûls et le titre d’Auguste !.. Cet homme que tu vois a refusé de m’obéir, cet homme m’a insulté... oui, ma nière, devant tous... Jean, le cocher du Cirtpie , a osé porter la main sur moi !
STROZZ.AS, avec joie, regardant Zoé. Ah!
MANUEL. Ce n’est pas pour qu'il en vînt à ce degré d’audace que tu l’as revêtu de la robe de patrice! ta faveur ne donne pas l’impunité, n’est-cc pas? Justice, justice !
ma mère!
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l’impératrice. Une femme était ici; quelle est -elle?
JEAN. Une esclave dont je puis disposer à mon gré , car elle m'appartient, et qu'on s'efldree de garder au palais quand je la chasse moi î .
STRO'WAS. Une esclave!
JEAN. Celte femme, quel que soit son titre, je l’ai revue aujourd’hui pour la première fois. Qui donc l’a amenée et pourquoi veut-on la retenir?
l’impératrice, d ptrt Avec joie. Klle n’est plus l.i, etStroiiasaura cherché vainement à me faire rougir. {À Stroitas.) Voilà donc comme il traite celle que tu osais nommer ma rivale !
MAüUEL. 11 a tenté de l’arracher de mes bras ; mais tu puniras son insolence.
l’impéh.ATHICE. Celle femme où estelle?
MANUEL, indiquant son appartement. Là.
L’IMPÉRATRICE, A part. Oh! il me la li- Trera. {Haut.) Qu’elle soit remise au comte .lean ; il disposera de cette esclave à -son
8TROZZAS , A part. Allons ! c est une
lutte à mort maintenant.
MANUEL. Oh! je l’ai demandé justice, ma mi-.rr I
L’IMPÉRATRICE, a<cr ancien. Vous m’avei entendu.
, se piaf ant dorant ta porte. Arrêtci! cet asile est sacré, le coiipahle même y trouve grâce.
l’impératrice. Enfant ! ne t’oppose pas à mes ordres.
MANUEL. Ah! laisse-moi sauver cette pauvre femme.
L’impératrice. Que t’importe son sort ?
manuel. Elle m’aimera peut-être, elle.
l’impér.atrice. Manuel!
MANUEL. Celte grâce, que je l’obtienne au moins, celle-là seulement.
L’iMPÉR.ATRICE, auT officiers. Obéisse?,!
M.ANUEL. Vous a-t-on aussi assuré l’impunité? Nul n’entrera ici qu'il u’ait porté la main sur le fils de l’empereiir.
l’impératrice. J’y entrerai peut-être, moi !
Slie va s'élancer aar lui. Manuel tombe à genoux (ievêiot «ilJca
STROZZ.V^^ é/ai a arrêté le bras de fimpé^ ralrice* Veux^u donc que tout le monde ici devine que tu n’es pas sa mère?
L’impétotrice f’Arrête ; Manaoi reste à gcaoux dc> vaoC eJle.
tbéatral,