‹ L'impératrice Théodora: étude critiqueChapitre 47 sur 105 · Procope, Guerre des Goths, liv. I, chap. iv · texte numérisé non relu

Procope, Guerre des Goths, liv. I, chap. iv

2. Sur le caractère lâche et perfide de Théodat, voyez Procope, Guerre des Goths, liv. I, chap. m.

sonthe ) l'empereur parût disposé à répudier sa femme ? C'est à ce moment même qu'il lui témoignait le plus de confiance, qu'il l'associait publiquement à ses travaux législatifs, qu'il reconnaissait en termes exprès dans une de ses Novelles le concours qu'il recevait d'elle. Ce n'est pas tout. Si Amalasonthe avait donné quelque inquiétude à Théodora, combien plus l'impératrice devaitelle redouter Matasonthe, fille de la reine des Goths ! Cette jeune princesse, qui surpassait, paraît-il, sa mère en esprit et en beauté, avait épousé (un peu par force, paraît-il) Vitigès, qui, après la mort de Théodat, disputa quatre ans à Bélisaire la possession de l'Italie. Conduite à Byzance après le triomphe des armes impériales, elle n'y fut ni jalousée ni maltraitée par Théodora. Cette dernière la prit même, à ce qu'il semble, en grande affection. Car Matasonthe étant devenue veuve, elle lui donna pour second mari le patrice Germain, neveu de Justinien, et la fit ainsi entrer dans sa famille '. Eût-elle traité

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