Liv. IV, ch. X
LA CHRETIENNE i3i
de rescrits impériaux, tenait au cœur de bien des sujets. Dans la ville de Rome, qui passait déjà pour le siège principal de la foi chrétienne, on avait encore célébré les Lupercales en 498, pour détourner je ne sais quelle épidémie '. Longtemps après, en 5 3 7, la place étant assiégée par les Goths, quelques citoyens s'efforcèrent la nuit d'ouvrir les portes rouillées du temple de Janus^. Les paysans n^avaient point renoncé au culte des bois et des fontaines. Il y avait toujours des mystères^ des libations, des sacrifices, mais en secret. Beaucoup, contenus par les lois, s'abstenaient d'immoler des victimes, de consulter des entrailles ou le vol des oiseaux, mais s'en rapportaient aux sorts des saints ^j comme ils disaient, ou à d'autres façons de présages qui sen-
1. Voy. le livre du pape Gélase in Andromachum (dans la collection des Conciles, de Labbe, t. IV, 1234).