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III. — L'HOiDiE RAISONNABLE PAR NATURE. Le Contrat sociaL

La première jeunesse de Jean-Jacques, si décousue, si vagabonde, ne lui laissa guère le loisir de réfléchir sur les questions sociales. Ses séjours auprès de Mme de Warens meublèrent richement son esprit, grâce à l'heureux emploi qu'il sut faire de ses loisirs aux Gharmettes ; ils furent même profitables à son cœur, en dépit de l'immoralité de sa situation ambiguë; et au total le séjour de la paisible Savoie, où les contrastes des situations sociales s'estompaient dans une patriarcale atmosphère, ne nourrit guère en sa pensée que des sentiments paisibles et méditatifs. Son premier contact réfléchi avec la vie active, avec les instables équilibres d'intérêts antagonistes qui forment l'assise mouvante de la civilisation contemporaine, doit être daté de ses années vénitiennes. Là, son caractère foncièrement fantasque et indiscipliné lui ayant suscité une fois de plus avec ses supérieurs hiérarchiques les difficultés que l'on sait, l'aigreur née de cette aventure fit éclore dans son âme des projets de réforme sociale (1) : « La justice et l'inutilité de mes plaintes me laissèrent dans l'âme un germe d'indignation contre nos sottes institutions civiles, où le vrai bien public et la

(Ij Edition Mussay-Patliay, II, 75.

véritable justice sont toujours sacrifiés à je ne sais quel ordre apparent, destructif en effet de tout ordre, et qui ne fait qu'ajouter la sanction de Tautorité publique à l'oppression du faible et à l'iniquité du fort. » Il assure que, peu auparavant, remarquant les défauts du gouverment si vanté de Venise (1), il venait de concevoir la première idée de ses Institutions politiques ^ ouvrage considérable, dont la méditation Toccupa plus de vingt ans, et dont il finit par donner un simple fragment au public sous le nom de Contrat social.

11 est facile d'imaginer quelle nuance les difficultés qu'il traversait alors durent donner à ses réHexions tbéoriques. La blessure que son amour-propre reçut de ses querelles avec son ambassadeur avait été plus cuisante pour lui qu'elle ne l'eût été pour tout autre, en raison de sa vanité excessive. Et de plus, aune époque, où l'opinion faisait plus brèves qu'aujourd'hui les années de la jeunesse, Rousseau, ayant désormais dépassé la trentaine sans parvenir à jeter les fondements d'une existence stable et d'une carrière normale, allait durant quelque temps sentir et raisonner en déclassé, presque en outlaw. Il en fut ainsi du moins jusqu'au jour où les premiers rayons d'une réputation musicale, et bientôt l'aube éclatante de son illustration littéraire, vinrent poser sur son front une rosée de gloire aussi douce que le baume aux plaies d'un orgueil si longtemps mortifié. Les sentiments de rimpérialismc plébéien le plus âpre et le plus impatient le guidèrent donc sans doute dans ces réflexions politiques initiales dont le Contrat >oc/a/. l'article Economie politique

(1) Édiiicn Miusay-Palhay. IL 1%.

de V Encyclopédie^ et VEssai sur C origine des langues nous donnent quelque connaissance. Pourtant l'inspiration de ces premiers écrits est assez différente de celle qui dominera dans la plupart des ouvragées postérieurs à la crise de l'avenue de Vincennes (1749), en ce sens que la conviction mystique de la Bonté naturelle n'y a point encore sa place; et c'est cette divergence qu'il importe de souligner ici.

Taine a écrit dans une magnifique lettre à Guizot (1), qui renferme la substance des idées développées plus tard dans les Origines de la France contemporaine : « Au dixhuitième siècle, on admet que l'homme en soi, l'homme abstrait, l'homme primitif et naturel est essentiellement bon, et surtout raisonnable. » Formule un peu trop condensée seulement et qu'il est utile d'éclaircir. — Et d'abord, le défaut principal de ce temps qui fut la médiocrité du sens historique, l'a trop engagé à confondre l'homme abstrait, c'est-à-dire 1 homme social accompli avec l'homme primitif, sous le nom générique d'homme de la nature. En outre, la moderne protestation de l'individualisme qui allait sans cesse grandissant vers la fin du moyen âge au sein des races européennes, a revêtu en effet deux formes distinctes : celle de la Raison naturelle et celle de la Bonté naturelle, qu'il est indispensable de distinguer l'une de l'autre, et qu'il est cependant assez difficile de délimiter nettement, parce qu'elles ont sans cesse mêlé, croisé, enchevêtré leurs suggestions pareillement protestataires et réformatrices.

La première de ces protestations, celle qui se précise

(I) Lettre du 12 juillet 1873, dans le vol III de la Correspondance.

avec Bacon, Hobbes et Descartes, est un effort rationaliste, un appel à la raison humaine; et ce sont ses adeptes qui ont proclamé l'homme raisonnable par nature. Certes, si ce mot <' par nature " s'applique à une qualité qui existe en germe ou en puissance dans Thomme, qui lui a été donnée à Torig^ine par la Providence ou par la ^sature afin qu'il puisse la développer dans le temps par son effort conscient d'adaptation à la vie sociale, il est vrai de dire que l'homme est raisonnable par nature.

La seconde théorie qui fut mise en avant pour appuyer les instincts de réforme était issue du contact établi vers la Renaissance entre la culture européenne, — déjà fortement individualisée dans ses tendances, — et les civilisations plus primitives que les hardis voyag^eurs de ce temps découvrirent sur tous les points du globe. Après les récits des explorateurs, ce furent surtout les écrits édifiants des missionnaires, qui firent connaître à nos pères les peuplades exotiques si longtemps ignorées de l'Europe ou défigurées à ses yeux par des fables grossières. Or ces hommes de foi, entraînés au loin par une généreuse inspiration de prosélytisme, regardaient avec bienveillance le troupeau qu'ils avaient pour mission de conquérir ou de conserver à la vérité évangélique. Ils étaient frappés par quelques-unes des heureuses conséquences de discipline sociale et de solidarité instinctive que produit d'ordinaire le semi-communisme des races arriérées ou barbares. Ils fermaient le plus souvent les yeux sur les superstitions, les cruautés, l'impitoyable oppression des individus d'exception qui forment la rançon inévitable do ces avantages et produisent l'immobilité culturale. Et ils offraient donc sans scrupules leurs catéchumènes, jaunes,

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roug^es ou noirs en exemple à leurs moins maniables concitoyens d'Europe. Les sauvag^es furent ainsi proclamés et estimés meilleurs que les civilisés. De là naquit l'idée de la Bonté naturelle de V homme (1) .

On le voit, autant la conception de l'homme naturelle-

(1) Cette idée était renforcée dans la pensée chrétienne par la croyance à l'état paradisiaque de l'homme avant la chute, tradition qui exprime aussi un regret du passé patriarcal, une aspiration vers le retour de 1 âge d'or. M. Boutroux, l'éminent biographe de Pascal, a pu écrire que Jean- Jacques, — peut-être sous l'influence des enseignements piétistes qu il tenait de Mme de Warens, — présenta simplement comme l'histoire des sociétés humaines une transposition laïque de l'histoire chrétienne de l'âme qui passe successivement par les états de nature intacte, nature corrompue et nature réparée.

La tendance à transporter la bonté naturelle de l'homme sauvage à l'homme plébéien ne manque même pas dans la tradition chrétienne. Il est un épisode de la vie de Rancé qui jette un jour révélateur sur ce point et semble une aventure de Jean-Jacques. Le réformateur de la Trappe a raconté ce joli trait, quelque peu antérieur à sa conversion définitive : « Il m'arriva un jour de joindre un berger qui conduisait son troupeau dans la campagne et par un temps qui 1 avait obligé à se retirer à I abri d'un grand arbre pour se mettre à couvert de la pluie et de l'orage. Lui remarquant un air qui me parut extraordinaire, et un visage qui faisait voir que la paix et la sérénité de son cœur étaient grandes (il avait soixante ans), je lui demandai s'il prenait plaisir à l'occupation à laquelle il passait ses jours. Il me répondit qu'il v trouvait un repos profond, que ce lui était une sensible consolation de conduire ces animaux simples et innocents, que les journées ne lui semblaient que des moments; qu il trouvait tant de douceur dans sa condition qu'il la préférait à toutes les choses du monde; que les rois n'étaient ni si heureux, ni si contents que lui, que rien ne manquait à son bonheur, et qu'il ne voudrait pas quitter la terre pour aller au ciel, s'il necrovait v trouver des campagnes et des troupeaux à conduire. — J'admirai la simplicité de cet homme, et le mettant en parallèle auprès des grands dont 1 ambition est insatiable et qui ne trouveraient pas de quoi se satisfaire, quand ils jouiraient de toutes les fortunes, plaisirs et richesses dici-bas, je compris que ce n'était pas la possession des biens de ce monde qui faisait notre bonheur, mai.s l'innocence des mœurs, la simplicité et la modération des désirs, la privation des choses dont on peut se passer, la soumission à la volonté de Dieu, lamour et l'estime de l'état dans lequel il a plu à Dieu de nous mettre. »

Quel attrait exerçait déjà sur cet illustre préromantique, pénétré à cette heure décisive de sa vie d'ennui pour le présent et d'appréhension pour I avenir, l'existence semi-animale de ce plébéien satisfait de son sort et maître de ses nerfs !

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ment candidat à la raison était prog^ressive en somme et orientée vers l'avenir, autant était rétrograde et inclinée vers le passé la conception de l'homme bon ou du moins parfaitement raisonnable par nature. Les résultats sociaux de la raison accomplie et de la bonté parfaite devant être à peu près les mêmes, c'est-à-dire g^arants d'une existence commune sans difficultés, frottements ni souffrances morales d'aucune sorte, ces deux convictions, l'une nettement mystique, l'autre rationnelle en apparence, se sont le plus souvent alliées, appuyées réciproquement, parfois confondues dans l'esprit de leurs avocats intéressés, tels que Jean-Jacques. Néanmoins, la bonté naturelle (au sens propre du mot bonté) ne fut jamais universellement acceptée. Des utopistes comme Gueudeville avaient augmenté sa popularité; Buffon semblait s'y rallier dans certains passages de ses œuvres. Mais les liobbistes tels que Mandeville, et l'Économie politique à son aurore persistaient à la rejeter. L'originalité de Rousseau après 1749 sera non pas de l'affirmer à son tour, puisqu'il avait sur cette voie plus d'un précurseur (1), mais de lui donner une popularité immense, et par le prestige de son talent, et par ce qu'il saura y mêler d'aristocratisme plébéien. — C'est sur ce point qu il a rompu avec l'Encyclopédie, moins portée aux effusions mystiques. Toutefois,

(1) Pufendorf cilc tléjà, avant la fin du dix-septième siècle, I aventure d'un Américain , — lisez d'un Peau-Rouge, — qui, visitant la cour du roi Gliarlos IX, fut frappé par l'inégalité qu'il remarquait entre les riches et les pauvres : «' En effet, dit I auteur de ce récit, ils appellent er» leur langage les hommes moitiés les uns des autres. Ce sauvage se montra donc indigné «le voir «les hommes pleins et gorgés de toutes sortes «le commodités et que leurs moitiés étaient men«liants à leurs portes. " Telles sont les suggestions édifiantes et réformatrices que le seizième siècle demandait «léjà aux l)ons sauvages. (/)u droit de la nature et des gens, III, 2.)

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par la suite, son influence s'est étendue jusque sur ses adversaires de la veille, et la secte encyclopédique a accepté à son tour quelque chose de la Bonté naturelle. Remarquons-le bien toutefois : dire que l'homme, sauvage ou plébéien, est raisonnable par nature, en songeant malgré soi à une raison achevée, qui serait alors très voisine de la bonté par ses résultats sociaux, c'est une erreur tout autant que de dire qu'il est bon ou altruiste par nature. Mais encore est-ce une erreur d'un autre ordre, La première marche vers la vérité, la seconde s'en éloigne. L'homme n'est guère raisonnable à l'origine, ni au bas de l'échelle sociale; pourtant, il le devient chaque jour davantage avec l'expérience accrue et transmise, au sein des races bien douées. A notre époque et sous nos climats, les plus humbles classes de la société montent indiscutablement chaque jour vers l'idéal rationnel. Au contraire, la bonté, — si elle est entendue au sens propre de ce mot, c'est-à-dire comme l'altruisme émotif et spontané, comme l'élan social instinctif et incompressible, — la bonté est une vertu qui fut en effet développée parfois dans le passé d'une façon remarquable par la constitution du c/«n, par les nécessités primordiales de la subsistance et de la défense en commun du groupe associé. Mais elle diminue nécessairement chaque jour avec l'individualisme grandissant, sous l'influence de la sécurité accrue et assurée. — Rousseau vit cette éclipse de la Bonté patriarcale s'annoncer jusque parmi ses chers montagnards de l'Helvétie; nos modernes traditionalistes en sont les témoins attristés. Hier, un pénétrant observateur de l'âme japonaise, Lafcadio Hearn, en observait dans l'Extrême-Orient les prodromes; et le Chinois va bientôt

voir décroître, lui aussi, le trésor de ses vertus familiales, par quelques côtés si remarquables (1).

En un mot, la conception de l'homme raisonnable par nature, si elle est prudente et modérée, fournit un idéal prog^ressif, dont il est possible de s'approcher sans cesse dans l'avenir; c'est celui de l'anarchie stoïcienne. Au contraire, la foi dans Thomme bon par nature conduit à un idéal régressif qui ramènerait nécessairement la civilisation en arrière, s'il s'imposait à l'esprit. C'est celui du socialisme romantique, qui s'est épanoui au cours du dixneuvième siècle. Rousseau a incliné vers l'un comme vers l'autre tour à tour, suivant que son bon sens natif ou ses propensions émotives prenaient le dessus dans son âme. En ce sens, — sans fermer les yeux sur les imprudences et les illusions qui le déparent, — il est permis d'approuver la tendance de son Contrat social, tout en persistant à rejeter celle de son Discours sur rinégalité; et, si l'on osait dire, en répudiant le socialisme romantique, d'accepter néanmoins, avec Kant, l'anarchie stoïcienne à titre de fin dernière pour l'humanité terrestre.

En effet, le Contrat social, ce fruit des réflexions de Rousseau au début de sa carrière intellectuelle, cet écho très fidèle du De cive de Hobbes, est une belle utopie stoïcienne, dont l'auteur n'a pas laissé de soulijjner très fortement lui-même, — surtout dans ses conseils aux Polonais, — le caractère principalement idéal et théorique.

(1) Les Sainl-Sinionienii rt Aiipusto CoinCe. luvstiques de tempérament comme Rousseau leur chef «If Hl«\ ont proposé tle cultiver en nous l'ëmotivité altruiste. C\>t là une «■nln'|»ris«' .issez >aine, tout au moins en lieliortf <1u cadre <le la religion. Et. quoique la culture de la Raison soit œuvre HifHcile et facilement décevante, encore offre-t-elle plus de chances »le •uccès que la culture artificielle de la Bonté.

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L'ouvrage est visiblement issu de la méditation de Plutarque, dont il enseigne à peu de chose près la morale sociale, — cette morale que M. Gebhardt définissait si finement (1) : « une théorie de Fart de vivre honnêtement et heureusement dans une petite ville.,., une philososophie raisonnable, accessible à toute conscience droite, plus facile à pratiquer que l'idéalisme de Platon ou l'orgueilleuse austérité des stoïques..., une sagesse tempérée dont le cadre étroit et modeste était bien la bourgade de Ghéronée. " Rousseau n'a cessé deproclamer qu il parlait, lui aussi, pour les bourgades, et il a été jusqu'à conseiller aux Polonais de se partager de leur plein gré en tronçons, — comme ils le furent peu après par leurs puissants voisins, — pour éviter de former un État trop étendu. De la même inspiration rationnelle, utilitaire et stoïcienne sont sorties la glorification de la « police universelle » dans les lettres à Mme d'Houdetot sur la vertu et le bonheur^ ainsi que l'apologie de la Loi dans l'article Économie politique; cette même Loi que le Discours sur l'inégalité {vmiera d'œuvre corruptrice des riches, de poison néfaste à l'égalité et par suite à la félicité primitive. ; :? ^

Dans tout cela, rien ne suppose la Bonté naturelle. Bien plus, si l'on remonte jusqu'à l'un des premiers écrits de Jean-Jacques, V Essai sur F origine des langues, c'est une négation décidée de cette théorie que Ton rencontre, — l'auteur se révélant hobbiste à cette heure par sa psychologie autant que par sa morale sociale — : « Dans les premiers temps, écrit-il, ... les hommes n'ayant aucun autre arbitre que la force, ils se croyaient ennemis les uns des

(1) Dans son discours de réception à 1 Académie française, à propos des travaux de Gréard.

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autres... Ne connaissant rien, ils craignaient tout; ils attaquaient pour se défendre. Un homme abandonné seul sur la face de la terre à la merci du genre humain, devait être un animal féroce. Il était prêt à faire aux autres tout le mal qu'il craignait d'eux (1). » Et, jusque dans le Contrat social, rédigé sous sa forme définitive bien après la crise de 1740, mais dont l'auteur utilisa des matériaux amassés longtemps auparavant, on lit des phrases qui semblent contredire la conviction mystique de la Bonté naturelle. Après la conclusion du contrat seulement, nous dit Tauteur, après la naissance de la société civile, « la voix du devoir succédant à l'impulsion physique, la raison aux penchants, un animal stupide et borné devient un être intelligent et un homme (2) " . Enfin le Discours sur les sciences et les arts, visiblement flottant entre les deux points de vue de 1 homme naturellement candidat à la raison et de l'homme bon par nature, proclame qu'avant la naissance de la néfaste civilisation, l'homme au fond n'était pas meilleur, mais qu'étant au contraire plus franchement mauvais, il trouvait dans sa facilité à pénétrer les intentions malveillantes de son semblable une précaire sécurité. Voilà, on l'avouera, une terrible présomption en faveur de la méchanceté initiale!

Voyons donc cjuel ensemble de circonstances nouvelles amena ce hobbistc, devenu si rapidement oublieux des

(!) Kdilion Aii{;uis, 1, 506.

(^) Il s<'iiil)lc (jnc lo Contrat social n ail pas toujours 6\6 considiTc^ par Housscuu i-ouiiur faisant corps avec renscnihlo de sa vcritahlo doctrine. l*]n effet, après avoir raconté à Malesliorhos la crise de Vincennes, il ajoutera (pu* les révélations sur la Honte naturelle qui furent le fruit de cet événement, se trouvent «'parses «lans ses trois principaux écrits, savoir : son premier discours, celui «le Vlncf/nlitc, et le Traité tic l' Education (c'est-àtlire Jùnilc). Il n est pas question du ('entrât social.

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leçons psycholog^iques de son premier maître, à proclamer bientôt sur tous les tons que l'homme est bon naturellement .

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