HAE
a) Voie centripète. — Sensorielle, elle est constituée par les deux rétines accouplées par l’intermédiaire du nerf optique.
Nous avons dit comment la fameuse théorie des points identiques de Müller est insoutenable : faussée par l'expérience du stéréoscope, elle manque de preuves anatomiques.
b) Centre visuel. — Il est situé à la face interne de la scissure calcarine.
c) Voies centrifuges ou motrices. — De l'écorce, par
des voies d’association, les centres bulbo-protubérantiels, origine des nerfs oculomoteurs sont impressionnés. Ajoutons-y les noyaux supra ucnléaires, ou les faisceaux tenant lieu, et les centres de coordination des mouvements associés des yeux.
Un objet vu par les deux yeux est vu simple parce que ses deux images sont reportées à l’endroït même de l’objet. Si elles sont égales, elles se confondent très bien, simon elles ne se superposent plus.
Un trouble de réfraction d’un œil suffit done (en théorie du moins) à troubler la vision binoculaire.
En le supprimant par le port des verres,om rétalit celle-ci sans s’en occuper spécialement Du moins c’est ce que l’on croit, assez facilement d’ailleurs.
En réalité beaucoup de gens ont des yeux inégaux et devraient avoir une image binoculaire trouble d’après la théorie, alors qu’en fait, ils en ont une parfaitement nette. C’est que la théorie n’explique pas toujours, elle est insuffisante dans ce cas.
En effet chez ces sujets il y a un oeil directeur spécia-
Ar.
lisé. dans la vision nette et un oeil dirigé qui neutralise le point qui doit être vu net par son congénère et qui, sans concourir à la vision précise, superpose les parties restantes de son image avec les parties les moins nettes de l’image de l’oeil directeur. Dans ce cas la vision binoculaire est bonne et l’acuité est égale à celle du bon œil. En définitive les conditions des équilibres binoculaires. peuvent être réparties de la façon suivante :
10 La convergence. — C’est une fonction par laquelle les axes oculaires sont braqués sur les objets fixés. 20 Le fusionnement. — Cette fonction s'effectue
dans des conditions telles que deux sensations extériorisées au même point font une seule et même perception.
3° L’accommodation en tant qu’associée à la convergence par une simultanéité constante de fonctionnement.
Voici la conclusion que nous avons trouvée à ce sujet dans le livre « Le Strabisme » récemment publié par le Dr Cantonnet, Filliozat et Fombeure :
« La convergence se fait. par l’extériorisation au même point d’images semblables quoique non identiques, qui se forment sur deux yeux synergiques en mouvements et symétriques en attitude ».
Etant données ces conditions d’équilibre, on peut ainsi classer les équilibres binoculaires :