‹ L'Imposition des TransportsChapitre 8 sur 44 · ON · texte numérisé non relu

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productif : aujourd’hui il donne 65 millions au Trésor, avant la loi de 1892, il procurait annuellement jusqu’à 120 millions.

On n’abandonne pas de gaieté de cœur de pareilles ressources, là a toujours été le grave obstacle aux réformes. Doit-on priver le budget de sommes aussi considérables, aussi faciles à percevoir, et surtout aussi fractionnées entre tous les habitants du territoire, quand on a déjà tant de peine à réaliser l’équilibre, quand les ressources normales sont insuffisantes à contre-balancer l’avalanche des dépenses nouvelles résultant de l'extension des services, des besoins sans cesse grandissants de la défense nationale, et enfin des exigences sociales?

Mais l'opportunité de la réforme mise à part, il n’en est pas moins vrai que cette réforme s'impose. Le problème est d’ailleurs plus haut et n'est pas subordonné à une question de moment. Il est le même que pour les péages : faut-il taxer les usagers, ou faut-il laisser la circulation entièrement libre, pour activer par cela même la production, au bénéfice de tous, devrait-on, pour combler la diminution de recettes budgétaires, recourir à l'impôt général ? La réponse ne peut être catégorique dans une matière aussi délicate.Pourles marchandises cependant, aucun doute n’est possible, elles doivent être absolument exemptes. C’est la solution française, et, depuis 1892, aucun impôt ne les frappe plus, en

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apparence ; elles n’en Supportent pas moins, sous forme de droits de timbre, de lourdes charges tout à fait improportionnelles, Puisque, par une contradiction incompréhensible, les matières lourdes et de faible valeur paient exactement le double des denrées légères et riches.

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