‹ L'impôt dans les diverses civilisations (volume 2)Chapitre 141 sur 252 · LES DIVEUSES CLASSES SOCIALES · texte numérisé non relu

LES DIVEUSES CLASSES SOCIALES

« impôts romains, s'il en restait, devaient surtout grever leurs u personnes et les terres qu'ils cultivaient (l). »

Les autres groupes ne sont pas moins intéressants à analyser. La liberté absolue est minime, mais elle n'a pas disparu; c'est la confirmation par la statistique des récits de Grégoire de Tours. Les esclaves n'ont qu'un rôle tout à fait secondaire; sont-ils encore appelés colons-serfs. Les lèdes, colons-francs, montrent que l'élément germanique n'a pas d'importance. Le groupe des conditions diverses, achève le tableau, car l'anarchie profonde du ix^ siècle devait créer, dans les situations personnelles, bien des variations et des incerlitudes (2).

Quant aux rangs supérieurs de la société, la composition en est trop connue pour qu'il y ait lieu d'insister; on y rencontrait les grands propriétaires gaulois, romains, francs, les descendants des hauts fonctionnaires romains, ducs, comtes, agents financiers, les évèques chefs d'abbayes, de monastères, tous devant leur rang et leur influence à l'importance de leurs possessions territoriales, vivant au milieu des campagnes, dans des villœ, la plupart fortifiées; c'étaient les héritiers des hautes classes romaines, augmentées des représentants du clergé et des chefs de bandes germaniques.

Dans les villes, dominent les comtes, représentants de l'autorité centrale et les évèques; elles perdent une partie de leur population ; elles souffrent plus encore que les campagnes des incursions des Sarrasins et des Northmans; elles s'entourent de murailles, elles restent pendant toute cette époque, sans influence.

§ 6. De la survivance des impôts romains.

La persistance des conditions sociales (3) , sur lesquelles les documents contemporains ne laissent aujourd'hui aucun doute,

(1) Le même, p. 70.

(2) Comparez les chap. dc à xn du livre de JI. Fiistel de Cuulangcs, Sur l'alleu ; 1892, ses conclusions sont les mêmes.

(3)Fustelde Coulanges , X.a monarchie franque , p. 248, 287, a indiqué les impôts qui avaient persisté et ceux qui avaient disparu. Parmi les premiers les

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