AIDES
C. Aide^:. — 6" Le vassal était tenu aux aides coutumières dites auxilia et connues sous le nom des quatre cas : 1° quand le seigneur armait son fils chevalier; 2° quand il mariait sa fille; 3" quand il partait pour la croisade; 4° quand il avait à payer sa rançon.
Ces diverses aides disparurent peu à peu, au fur et à mesure que la société féodale se transforma. Le vassal ne pouvait s'y soustraire sous aucun prétexte.
Ces diverses obligations se modifièrent avec le temps, principalement celles ayant un caractère féodal, tandis que celles essentiellement fiscales, comme le quint, le relief, le rachat ont persisté jusqu'en 1789.
Les redevances foncières furent toujours très modérées ; elles ne représentaient qu'une part modique d'un revenu, le plus souvent médiocre. Les charges militaires, judiciaires et politiques formaient le véritable prix du fief, dont le seigneur conservait, au surplus, la propriété éminente en vertu de la directe, droit féodal du propriétaire et du seigneur (T.
7" Ces diverses obligations avaient un caractère strict et rigoureux. Elles étaient garanties par des droits divers que le seigneur exerçait lui-même, d'abord, et ensuite par le recours en justice. Les obligations les plus importantes étaient ramenées à exécution par le seigneur même.
D. Confiscations, commise et saisie féodale. — Il y avait lieu à confiscation, au moyen de la commise, pour plusieurs causes (2) : le désaveu, la félonie et le défaut de foi et hommage, l'indignité, la déshérence. Parmi ces causes le défaut de foi et hommage dans l'an et jour ou le délai convenu, était la moins grave; on y substitua à la confiscation la saisie féodale, au moyen de laquelle le seigneur s'emparait et jouissait du fief jusqu'à l'investiture du vassal; mais, dans les autres cas, il y avait confiscation complète.
(1) L.imprecht, ibidem, p. 172. — Paul VioUet, Histoire des institutions, p. 431-
(2) On trouve dans le rapport cité plus haut, fait à Philippe VI sur ses financrs, lie nombreux exemple? île forfaitures. Des causes cTingratitude, Hervé, Maliens féodales, Z' vol , p. 425.