‹ L'impôt dans les diverses civilisations (volume 2)Chapitre 44 sur 252 · INVASIONS ET COLONIES DES DORIENS · texte numérisé non relu

INVASIONS ET COLONIES DES DORIENS

a été de même des tribus germaniques aux iv® et v* siècles E. C. Les Doriens trouvèrent le Péloponèse formant plusieurs contrées séparées : Elide, Achaïe, Arcadie, Argolide, Laconie, Messénie (l), et correspondant à des zones agricoles qui ont longtemps persisté. Ils en firent la conquête successive; celle de la Messénie fut la plus longue et la plus difficile. Puis ils se répandirent de tous côtés et fondèrent de nombreuses colonies dans le Péloponèse (Corinthe, Sicyone , Epidaure), puis dans l'Asie Mineure, en Crète, en Sicile, dans la grande Grèce (Halicarnasse, Rhodes, Cos, Syracuse). Avec le temps, les diverses contrées du Péloponèse furent réunies en une confédération dont Sparte était le centre et dont les Spartiates avaient la direction. Les colonies doriennes se rattachaient à cette confédération, dont la force s'est manifestée pendant la guerre du Péloponèse (2).

Il y eut ainsi, en Grèce, un milieu dorien, un monde dorien, un cosmos dorien, un ordre de choses dorien (3). L'aristocratie de race , la stabilité dans les institutions sociales et politiques, le maintien des traditions des ancêtres (4), la préférence aux idées conservatrices, justifiées par la durée, l'égalité entre compagnons militaires, le mépris du travail, l'éducation militaire, la guerre (5), avec la lance pour symbole, la possession du sol, le respect personnel et le plus haut développement physique et moral de l'homme, formaient les éléments de cet ordre de choses, entièrement contraire à la mobilité, aux tendances égalitaires et démocratiques, aux habitudes commerciales et maritimes des autres populations grecques. Partout les Lacédémoniens

(1) 0. MuUer, 2' vol., p. 9 et 11.

(2) Histoire grecque, 1 vol., p. 33.

(3) Ott. Muller, tome 2, p. 2.

(4) Not to degenerate from hls ancestors was the strongest exhortation which a Spartan could hère. Ott. Muller, 2^ vol., p. 3, trad. C. Lews.

(5) Chant populaire Spartiate :

J'ai pour richesse une grande lance, une épée et le bouclier qui fait rempart à ma chair ; C'est avec cela que je laboure, que je moissonne; Avec cela que je foule le doux jus de la ^Tgne. Curtius, 1 vol., p. 207.

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