‹ L'impôt dans les diverses civilisations (volume 2)Chapitre 45 sur 252 · LES DORIENS · texte numérisé non relu

LES DORIENS

renversaient soit les tyrannies, soit les de'magogies, en opposition avec leurs institutions et leurs mœurs (1).

Aussi M. E. Curtius n'he'site-t-ii pas à dire que « l'on peut voir dans les Doriens les vrais Hellènes (2) ». A cet égard, l'influence extraordinaire de la Renaissance et de l'enseignement classique explique seule les notions qui ont prévalu dans l'Europe méridionale et occidentale sur les éléments divers et opposés de la société hellénique et la préférence donnée à Athènes sur Lacédémone. On a vu surtout dans la Grèce ancienne des poètes, des philosophes , des historiens, des artistes admirables que la race ionienne a produits et qu'Athènes a réunis; mais la Grèce politique était tout autre chose que la Grèce artiste. Il suffit d'ouvrir les historiens Hérodote, Thucydide, Xénophon pour le reconnaître. Le rôle militaire prépondérant a toujours appartenu à Lacédémone ; et si la race Hellénique avait su vaincre ses insurmontables divisions, l'hégémonie politique qui n'a réellement été exercée en Grèce que par Lacédémone, lui aurait été maintenue malgré et peut-être aussi grâce à ses institutions politiques, sociales et fiscales.

(1) Ibidem, 73, 84, chap. w.

(2) Ibidem, chap. ix.

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