LES DÉPENSES PUBLIQUES
La propriété foncière était assez recherchée et morcelée en petits héritages(l).
Les citoyens, à la plus belle époque d'Athènes, ne dépassaient pas le nombre de 20,000. Seuls ils avaient des droits politiques; seuls ils prenaient part au gouvernement.
Les esclaves n'avaient aucun droit; mais ils étaient, sauf ceux des mines, bien traités.
Ces divers renseignements sont indispensables pour saisir la nature, le mécanisme et l'incidence des impôts à Athènes.
§ o. Les dépenses publiques.
Avant d'indiquer les ressources de l'Etat, parmi lesquelles se trouvaient les impôts qui étaient très-variés, il convient de résumer les dépenses, parce que plusieurs d'entre elles avaient un caractère politique et social qui rétroagissait sur l'organisation fiscale.
Quelques très-courtes observations, d'abord, sur le gouvernement et les institutions d'Athènes, qui sont le principal motei^r des dépenses :
L Le gouvernement et les institutions. — Athènes est une démocratie absolue. Elle comprend seulement 20,000 citoyens. Ils sont tous égaux, sauf les effets de la richesse. Ils gouvernent, ils administrent l'Etat directement. Ils sont tous fonctionnaires publics; ils ont tous droit à un traitement. Ils sont aussi irresponsables que le paS'tXev; de Suse. Le travail ne leur est pas interdit par les mœurs, ni par les lois; mais il n'est pas considéré. Dans tous les Etats grecs, le citoyen était, en principe, exempt d'impôt : cette exemption résultait de la condition libre (2;. Elle attestait l'indépendance, la noblesse du citoyen. On pouvait cependant lui demander certaines prestations, surtout à titre volontaire. En temps de guerre, le citoyen, représentant
(1) Sur les mouvements de la propriété foncière à Athènes, Giraud, ibidem, liv. I, chap. VIII.
(2; Boeckh , 2* vol., p. 2 et 10.