TAXES PERSONNELLES
cette action; Thrasylochus s'y étant refuse, De'mosthènes renonça à l'échange et fit sa triérarcliie.
Dès que la demande était faite, les scellés étaient apposés sur les biens des deux parties. Le transfert devait être complet. Il est clair que les droits ou charges éventuels compliquaient les situations.
L'échange est une des plus curieuses institutions fiscales d'Athènes et des peuples anciens. Il correspond directement à la question de la proportionnalité et de l'incidence de l'impôt.
11 suffit également pour constater quelle importante part l'impôt devait prélever sur les fortunes. On ne pouvait songer à échanger son patrimoine, à quitter son domicile, ses meubles, les objets auxquels on devait tenir, ses esclaves, ses chevaux, que si la répartition était inique, si l'incidence était directe et définitive, si le poids était trop lourd.
IV. Taxes personnelles. — Il était dû des taxes personnelles, sorte de capitations fixes : 1° par les Métèques; 2° par les affranchis; 3" par tête d'esclave; 4° par les charlatans, jongleurs et colporteurs; o" parles courtisanes : ces deux dernières étaient proportionnelles aux recettes; les trois autres étaient fixes :
12 drachmes par chef de famille de Métèques, le fils moitié, la femme et la mère étaient exemptes; les affranchis devaient les mêmes taxes , plus le triobolon ; le maître avait à payer le triobolon par tête d'esclave.
Ces taxes étaient affermées.
§ 8. De la confiscation.
« Mon père, écoute-moi d'un air un peu moins sévère. Fais « d'abord un calcul bien simple , sur tes doigts et non avec des « cailloux, de tous les tributs qui nous sont payés par les villes « alliées; compte, en outre, les impôts personnels, les centièmes, « les prytanées, le produit des mines, le droit des marchés et « des ports, les taxes, les produits des confiscations; la somme « de tous ces revenus monte à près de 2,000 talents (1) ». Aris-
(1) Guêpes.