‹ L'impôt dans les diverses civilisationsChapitre 136 sur 228 · INFLUENCE DES MONGOLS SUR LA RUSSIE. G · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES MONGOLS SUR LA RUSSIE. G

Dastères, ses prêtres, ses moines de tout impôt et leur accordèrent une protection efQcace.

La domination des Mongols, le paiement et l'affermage du tribut, pendant 240 ans, ont eu des conséquences décisives sur les destine'es de la Russie, les unes funestes, les autres favorables; mais les conse'quences favorables l'ont emporté : 1° le joug mongol a rapproché toutes les races occupant le territoire ; 2° il a augmenté l'influence du sang touranien (1); 3» la tendance nomade a été amoindrie; 4° Moscou est devenue le centre de la Russie avec une dynastie nationale, bientôt prépondérante ; 5° les populations se sont habituées à payer l'impôt exactement; 6o le pouvoir autocratique a été fortifié et centralisé dans les princes de Moscou.

Les Russes- et leurs princes ont longtemps subi cette longue oppression, sans l'accepter jamais. A plusieurs reprises, avec Alexandre Newski, avec Dmitri Donskoï, avec Iwan le Grand des luttes terribles s'engagèrent. Peu à peu les tribus mongoles, un moment rendues plus redoutables par Tamerlan, s'affaiblirent, par des dissensions entre les chefs et les familles, par la dispersion des éléments qui les constituaient. Dès 1480, Iwan le Grand refusait le tribut et, en 1487, il promenait, dans Moscou, Alegan, le chef de la Horde d'or, devenu son prisonnier.

Mais il pouvait disposer de la capitation que les populations étaient accoutumées à lui payer et continuer à exiger le service militaire. Il avait pris un ascendant déflnitif sur |tous les autres princes ou chefs de principauté. Le pouvoir des Tsars était fondé, leur autocratie acceptée, le corps national de la Russie constitué.

Nulle nation n'a été soumise à de plus douloureuses épreuves que la Russie, pour s'élever au rang prépondérant qu'elle occupe maintenant.

§ 2. La Hongrie.

I. Le royaume de Hongrie jusqu'au xv^ siècle. — La nation des Magyars, dont nous avons montré les premiers temps, est

(1) De Haxthausen, IhUii'm, t. III, c-tiai». ii. — De Gerebtzofl, La ciii1i!<citUni "f* Ittissie, 1858, t. I, chap. iv :i x.

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