‹ L'impôt dans les diverses civilisationsChapitre 147 sur 228 · CLASSES MOYENNES, COMMERCE, INDUSTRIE, TRAVAIL · texte numérisé non relu

CLASSES MOYENNES, COMMERCE, INDUSTRIE, TRAVAIL

de même genre que celle des grandes tribus nomades, comme les bannières de la Mongolie. Les Pan et la Szlachla ne sont que des demi-sédentaires. Ce n'est pas une noblesse, c'est toute une nation et presque une race. Sous plusieurs rapports, il en a été de même des Magyars; mais doués de qualités politiques différentes et mieux servis par des circonstances qui, d'abord, ont pu paraître défavorables, les Magyars ont conservé, avec moins d'obstination, les habitudes nomades et accepté des arrangements politiques qui ont contribué à les rendre définitivement sédentaires (1).

V. Classes moyennes. Commerce. Industrie. Travail. Juifs. — Les premiers éléments des artisans, puis des classes moyennes dans toute l'Europe orientale, sont provenus des gens de classe inférieure, en partie esclaves, chargés dans les tribus de tout ce qui concerne l'aUmentation , le vêtement, l'habillement, le logement, l'armement. Les Udiornici de la Hongrie n'ont pas d'autre origine. De même qu'en Russie, le développement des classes moyennes a été très difficile en Pologne, à raison des traditions des tribus sur l'infériorité des gens de travail et sur le mépris dans lequel le travail était tenu. La société polonaise a toujours considéré le travail comme une déchéance. En cela la tradition des nomades se confondait, mais beaucoup plus énergique, avec celle des sédentaires. Les Grecs byzantins ont fourni aux Russes, comme plus tard les Italiens aux Slaves, des ouvriers et des artisans d'élite, mais le premier fonds vient des tribus elles-mêmes. Jusqu'à la fin du xv'' siècle, les classes moyennes, sans prendre une importance comparable à celle qu'elles avaient acquise en France et en Allemagne (en laissant à part l'Italie et l'Espagne), ont joui d'une certaine prospérité, en même temps que les Kmets. C'est la belle époque de la Pologne. Lelevel la résume en disant que « le bourgeois pouce vait habiter la ville et avoir un domaine à la campagne (2) ». Observation profonde, et qui s'applique à la France depuis le

(1) Salvandj-, ibidem, pages 40, 45, 75. — Sur les habitudes de brigandnge, page 75.

(2) Lelevel, i' vol, page 50.

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