‹ L'impôt dans les diverses civilisationsChapitre 170 sur 228 · MODICITÉ DES RESSOURCES · texte numérisé non relu

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mouvement général en Allemagne. « Les seigneurs avaient pour- « suivi leurs intérêts particuliers et tandis que les empereurs « rêvaient encore Tempire du monde, l'Allemagne, de'chirée par « les luttes des principautés rivales, s'était décomposée à leurs « pieds. Il est presque impossible de suivre, dans le morcellement « infini des héritages féodaux, les ramiGcations des dynasties; « tout est en désordre et comme en chaos. Depuis Rodolphe de « Habsbourg le nombre des seigneurs immédiats, c'est-à-dire rele- « vant directement de l'empereur, s'était accru; les seuls duchés « de Souabe et de Franconie avaient vu éclore plus de JoO petits « souverains, anciens fonctionnaires ou anciens vassaux (1) ». Par suite, les ressources des princes furent de plus en plus réduites à leurs revenus domaniaux, en y joignant les impôts qu'ils parvenaient à exiger des villes. C'est là un fait fiscal d'ordre général qui a persisté en Allemagne jusqu'au xxui^ siècle. Il faudra les grandes guerres de Louis XIV et de Frédéric II pour modifier les tendances particularistes de l'Allemagne. Ce sera principalement avec le papier-monnaie et les subventions de l'Angleterre, que ces guerres pourront être soutenues. Charles- Quint, lui-même, disposant des revenus de l'Espagne, de l'Italie, de l'Autriche, de l'Allemagne, des Flandres, de la Hollande ainsi que des galions du Mexique et du Pérou, sera toujours plus gêné et plus obéré que le roi de France (2). A la fin du xiv« siècle, (f le pouvoir impérial n'était presque rien. L'empereur « n'avait ni revenus fixes, ni forces militaires assurées... Aussi « cherchait-il surtout à fonder sa puissance territoriale et à ac- « croître les biens de sa famille (3) ».

§ 9. Premiers éléments de la Prusse. — Brandebourg. — Ordre Teutonique.

La Maison d'Autriche a été le foyer autour duquel les groupes slaves prévoyants ont pu se concentrer et sauvegarder ainsi leur existence. La Pologne a péri, comme nation, pour ne pas

(1) Lavi?se ot Ramband, 3' vol., p. 626-627.

(2) Voir dans notre livre : A travers l'AVemaonf, tome 2', p. 511. La richesse comparée des grandes monarchies aux xvi^ et xviie sjivips.

(3) Lavisse et Rambaud, Hist. générale, t. III, p. 627.

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