‹ L'impôt dans les diverses civilisationsChapitre 72 sur 228 · IMPOTS DES GAULES CELTIQUES · texte numérisé non relu

IMPOTS DES GAULES CELTIQUES

naise (1); 17'^ le seigle, le millet, le sarrasin, l'avoine étaient les céréales les plus cultivées; la culture du froment et celle de la vigne n'ont fait des progrès, progrès très limités, qu'après la conquête romaine; 18° quelques tribus travaillaient les métaux, surtout le fer, l'étain , le cuivre, le plomb, l'argent; contrairement à une opinion très ancienne , il y avait peu d'or dans les Gaules. Elles étaient moins riches qu'on ne l'a supposé. César fixa à 40 millions de sesterces, soit à 8 millions de francs en moyenne, le stipendium ou tribut annuel de guerre des trois Gaules. Ce dut être une très lourde charge (2).

§ 8. De l'impôt dans les Gaules celtiques.

Dans plusieurs passages des Commentaires, César a fait allusion (3) aux impôts qui existaient dans les Gaules, à des péages {portoria) sur les rivières et aux cols des montagnes, même à des droits de douane dans les ports. Il mentionne encore, d'une manière générale, l'exemption des Druides de tout impôt et le poids général des impôts payés, d'après lui, par la seconde classe de la population. Dans une circonstance, il parle de l'affermage des impôts par Dumnorix, chez les Eduens. De ces mentions, deux seules ont une certaine précision, l'exemption dont profitaient les Druides et l'affermage de Dumnorix, mais cet affermage concernait surtout les péages. L'exemption des Druides pouvait s'y rapporter. Les Mongols affermaient souvent leurs impôts, même les tributs. César n'a fourni et les autres historiens romains ou grecs n'ont donné aucun autre détail sur les impôts. D'après M. E. Desjardins les impôts romains ont seuls été établis et levés dans les Gaules. Les travaux de M. de Courson et de Sumner-Maine ont élucidé ce point important. Le fondement de l'impôt, de même que chez tous les peuples nomades, se trouvait dans l'organisation du clan, de la tribu et des Confédérations. César y fait

(1) Ces faits sont reconnus par tous les auteurs, ils sont la preuve mat(''riello (le l'état économique des tribus celtiiiues. E. Desjardins, Ibidem. — Am. Thierry, 1» vol., L. 4. — Napoléon III et Dui'uj-, 2'' vol. — Straljon, liv. IV, chap. tv,

(2) Maniuardt, déjii cité, p. 242.

(3) M. Bclloguet a réuni tous ces textes. Ibidem, Z" vol., p. 419.

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