‹ L'impôt dans les diverses civilisationsChapitre 88 sur 228 · CIMBRES ET TEUTONS · texte numérisé non relu

CIMBRES ET TEUTONS

terres moins abondantes et moins fertiles, et elles avaient la mer devant elles. « Chaque village formait une communauté' séu parée, avec deux divisions principales, les libres et les non- « libres. La réunion des villages composait une petite tribu, « avec un petit roi et son conseil. Les conseils se réunissaient « en assemble'e générale (1) «. C'est encore à peu près la vie politique des Berbères. Ces petites tribus s'associaient et constituaient des Confédérations, dont plusieurs ont été très puissantes et très redoutables.

Le don volontaire, la contribution par tête et par tribu, la guerre étaient, comme chez les Germains et chez les Celtes, les ressources communes, auxquelles il faut ajouter, comme pour tous les peuples nomades, les richesses spéciales des plus anciennes familles et des chefs, formant, pour les peuples nomades, des réserves indispensables.

IL Les Cimbres et les Teutons. — La première apparition des Scandinaves, dans le milieu qui allait devenir l'Empire romain, remonte à l'invasion des Cimbres et des Teutons, qui eut lieu après un terrible débordement de la mer dans le Jutland, en 144 avant le Christ. Alliés aux Ambrous et aux Tigurins, ils comptaient 300,000 combattants. Si on accepte ce chiffre énorme, l'invasion représentait un flot d'un million d'hommes, total difficile à admettre. Néanmoins la masse en marche devait être plus grande que celle des Helvètes. « Ils étaient, raconte Plutar- « que, 300,000 combattants, tous bien armés; et ils traînaient « à leur suite une multitude beaucoup plus nombreuse de fem- « mes et d'enfants pour qui ils cherchaient des terres capables « de les nourrir... On ignorait à quelles nations ils appartenaient u et de quelles contrées ils étaient partis pour venir, comme une « nuée orageuse, fondre sur les Gaules et sur l'Italie; on conjec- « turait seulement qu'ils étaient de ces peuples de la Germanie « qui habitent sur les bords de TOcéan septentrional (2) ». A cette occasion, Plutarque donne quelques explications touchant les diverses hypothèses qui avaient cours, de son temps, sur les peu-

(1) The Xorthmen, by Maclear (Society for ■promoting Christian Knowledge), 1>. 3.

(2) Plutaniue, Marins, § XI.

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