‹ L'Impot & La Milice Dans J.-J. Rousseau & MablyChapitre 15 sur 20 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Dans l'opinion de Rousseau et de Mably, la pauvreté d’un peuple n’est pas seulement la meilleure garantie de son bonheur, elle constitue aussi sa plus grande force. Après avoir examiné la cité en elle-même, dans sa constitution et dans son fonctionnement intérieurs, cons'dérons la au point de vue de ses relations avec l'étranger. L'état de nature domine encore les rapports de peuple à peuple ; aucun tribunalsupéricurn'a le droit d'évoquer à sa barre les litiges internationaux. Les différents qui divisent les Etats ne peuvent être tranchés que par les armes. Or, la guerre nécessite des frais considérables, et Rousseau ne l'ignore pas. Dans l’article sur l'Economie politique 1), il s gnale au contraire les dépenses militaires comme la raison première de l'augmentation des impôts. Les inventions modernes ont amené l'emploi de

(1) Edit., 1824, p.53.

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