‹ L'Impot & La Milice Dans J.-J. Rousseau & MablyChapitre 2 sur 20 · ES VS · texte numérisé non relu

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qu'accidentellement, — et superficiellement, — aux voints techniques de leur sujet, Ce qu'ils font surout à propos de finances, c’est de la morale, et c’est encore de la politique. Montesquieu avait consacré le livre ATIT de l'Esprit des lois à rechercher l'influence des institutions politiques sur les institutions financières. Rousseau el Mably, renversant ces termes, s’altachent spécialement à mettre en lumière l’action des institutions financières sur la silualion morale el politique de la société. À ce point de vue, leurs idées, sans avoir par etles-mémes une haule valeur absolue, présentent cependant un grandintérélhistoriqueetpsychologique. Elles nous permetlent d'enfermer dans une approximation plus étroite un tour d'esprit bien différent de celui des poliliques modernes. Elles nous rendent plus conscient et plus palpable le but que Rousseau et Mably se sont proposés. On peut dire que la théorie des charges publiques est le lien qui unit leurs conceplions sociales à leurs doctrines politiques. Les syslèmes poliliques ne sont par eux-mêmes qu'un cadre vide; ce cadre peut étre rempli de bien des manières. Nous chercherons à faire voir dans notre étude comment Rousseau et Mably voulaient que les cadres qu’ils construisent fussent remplis.

ET enfin ce n’est pas arbitrairement que nous rapprochons l’un de l’autre Rousseau et Mably.

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