ZEN
sique et intellectuelle par une épargne de chaque jour et que l’impôt ne doit pas frapper. Les revenus des capitaux, au contraire, sont entièrement disponibles ; leur permanence et leur durée presque illimitée rend inutile pour leur possesseur l’épargne d’une quotité déterminée de leur montant. De deux revenus égaux numériquement, celui-là atteste une capacité contributive inférieure qui provient seulement du travail; la prédominance du facteur travait fait done diminuer la capacité de payer l’impôt, tandis que son absence la fait s'élever, et dans les deux cas d’une quantité plus que proportionnelle. Aussi est-il nécessaire, si on veut assurer l'égalité des charges et réaliser un maximum de jusiice, de traduire dans la taxation des matières imposables, cette différence de valeur économique par des taux variant avec la différence d’origine.