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rons encore une fois (1) : « Après avoir fait établir par le secrétaire des finances, dans les termes les plus énergiques, que l’impôt sur le revenu était un impôt à supprimer... le président des Etats-Unis dans son message a proposé au Congrès de le faire complètement disparaître et de le remplacer par tout ce qu’il y. a de plus antipathique à MM. les économistes français, par le maintien et l’augmentation de certains DROITS DE DOUANE ? »
Nous avons vainement cherché les paroles énergiques de blâme annoncées par M, Pouyer-Quertier; nous avons simplement vu que le gouvernement américain profitait d’un énorme excédant de recettes, pour DIMINUER LES TAXES INTÉRIEURES, EN MÊME TEMPS QUIL RÉDUIT LES DROITS DE DOUANE.
C’est une explication de plusjpie M. le ministre des finances pourra ajouter à celles qu’il a promises, quand un sentiment de loyauté nous a porté à le prévenir de notre intention de relever publiquement l'inexactitude de ses assertions produites dans la séance du 27 décembre 1871.
Rien de plus clair que l’exposé de M. Boutwell : il annonce la présentation prochaine au Congrès d’une liste des articles qui profiteront d’une réduction du tarif des douanes. « L’affranchissement d’une partie considérable des objets employés dans les manufactures et la diminution du droit sur la houille fourniront ropportunitéd’appliquer aussi une diminution modérée sur les droits applicables aux produits, dont
P) Discours du 27 décerntrre 187T.
le prix de revient se trouvera abaissé par suite de ces changements. »
M. Boutwell condamne la politique qui tendrait à détruire ou à troubler les intérêts manufacturiers du pays, mais il déclare en même temps qu’il est devenu possible, au moyen de modifications sages et modérées, conformes aux intérêts du commerce et du travail, de réduire les droits à l'entrée, et cela au bénéfice de l'ensemble de la popidation.
Nous rappelons ces details, et nous avons multiplié les citations empruntées au message du président Grant et au rapport du secrétaire de la trésorerie, afin que chacun puisse consulter dans leur ensemble les passages de ces deux documents qui ont trait à la question de l’impôt aux Etats-Unis. Nous croyons n’avoir rien omis d’essentiel, et ce n’est pas notre faute, si nous n’avons rien trouvé qui justifie les paroles prononcées par M. Pouyer-Quertier. Celui-ci paraît supposer qu’il est parfaitement indifférent de tout brouiller, de tout mêler, de parler de Y internal-revenue ou de l'income-tax , et de faire intervenir, dans une discussion sur celle nature de contribution des jugements qui lui sont complètement étrangers; que dirait-il d’une comptabilité tenue sur de pareilles bases?
ïl semble croire qu’il est tout simple de remercier la Providence d’avoir favorisé la bonne cause (naturellement celle que défend M. le ministre des finances), en faisant arriver, la veille même du débat, un document décisif, alors que la motion du général