‹ L'impôt sur le revenuChapitre 44 sur 68 · SÎ!*-'V · texte numérisé non relu

SÎ!*-'V

l'épargne n'étant plus absorbée par Timpôt, sera rapidement transformée en instrument de production.

Tout le monde connaît la loi économiq ue suivante : — Le revenu est en raison inverse de la plus-value du capital.

La richesse d'un pays se mesure par la réduction du taux de son revenu et la plus-value de son capital.

Au lendemain de la guerre, on emprunte à 6 0/0; le revenu est élevé parce que le crédit de la France est ébranlé. Maintenant le 4 1/2 esta 110 francs et les consolidés anglais, à 3 0/0 dépassent le pair.

Le taux de l'escompte est d'autant plus bas que les capitaux sont plus abondants. En 1851, dans l'enquête agricole, la valeur de la propriété non bâtie est estimée 66,696 millions, le taux de l'intérêt de 2 fr. 99 ; en 1879- 1881, la valeur delà même propriété est estimée 91,500 millions, le taux de l'intérêt n'est plus que de 2 fr. 87; le taux de l'intérêt a diminué de 4 0/0 tandis que la valeur a augmenté-dA ^TJi) 0/0.

De PC:» faits qui pourraient être multipliés à l'infini, réduite donc la preuve que l'assiette de l'impôt sur le capital s'étend au fur et à mesure du progrès de la richesse du pays, tandis que le taux du revenu diminue. La question se pose dans les termes suivants : lequel vaut le mieux : asseoir l'impôt sur une base rétractile ou sur une base extensible?

Telles sont les grandes lignes du système de l'impôt sur le capital tel qu'il a été élaboré par M. Menier.

Ce système s'est heurté à trois objections : d'abord on l'a condamné sur son titre, sans savoir exactement quels étaient les capitaux visés par le projet.

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