‹ L'ImpressionismeChapitre 23 sur 30 · AUGUSTE RENOIR ET SON OEUVRE · texte numérisé non relu

AUGUSTE RENOIR ET SON OEUVRE

d'ensemble. Jamais par exemple il ne dessinera trop .sèchement un nu de coloris blond et gras, jamais il ne contrariera par un dessin trop llou l'aspect d'un être gracile: ses défauts, qu'un académique taxerait de manque de savoir, sont tous issus de l'exagération du caractère général de l'œuvre, et de la détermination de sacrifier le dessin anatomiqueau dessin du mouvement. Cela se sent dans les Petites filles au piano. Quant à leur coloris, il est étrange. Il se joue dans des harmonies presque fausses, le piano est de palissandre veiné, violacé et presque groseille, les tons groseille, citron, vert acide et rose turc se répètent dans tout le tableau, les cheveux de la fdlette assise sont d'or jaune, l'ameublement du salon à demi démasqué au fond par une tenture est d un orientalisme quasi criard. L'ensemble donne l'impression de bonbons, de crèmes, de nougats et de pralines, et cependant, par une véritable gageure du capricieux coloriste, rien de tout cela n'est fade. Ces tons, dont chacun isolément est écœurant, s'associent autour des fdlettes avec une mièvrerie appropriée à leur babil, à leurs moues, à leurs rubans, à leur ame. L aspect laineux de ces couleurs de tapisserie achève de faire de ce tableau une œuvre singulière, qui ne peut que ravir ou exaspérer selon l'optique des spectateurs. Je sais des amateurs d'art à qui cette harmonie de châle versicolore, verte, jaune et lie-de-vin, donne une sensation insupportable, et à d'autres elle plaît. M. Renoir y est fréquemment revenu dans ses récentes études de

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fillettes, peut-être parce qu'elle est terriblement difficile à combiner, et peut-être surtout parce qu'il l'aime. La Loge est d'un charme et d'un style moins français, et d'une exécution très supérieure. On songe, disionsnous, au faire de Reynolds. La figure somptueuse, pâle et attentive de la femme fait penser au grand maître anglais : celle-là, exceptionnellement chez M. Renoir, est mystérieuse. Le collier sur la chair, la guimpe de dentelles, la main, sont des miracles de science et de goût qu'on ne dépassera pas. M. Sargent, M. Besnard, n'ont rien fait depuis qui soit plus fort. Quant à l'homme en habit assis au fond, son gilet blanc, le noir de son frac, sa main gantée de blanc suffiraient à la gloire d'un peintre. Et nous trouvons naturel qu'il élève à ses yeux sa lorgnette : on n'imagine pas le scandale qu'a causé ce geste entre tous normal d'un monsieur dans une loge. Cacher un visage derrière une lorgnette a été — l'avenir en sourira — une audace impardonnable. J'ai entendu dire par un vieux peintre, chargé de médailles et d'ans, que si l'artiste avait ainsi dérobé la face de son personnage, c'était parce qu'il ne savait pas la peindre. Je crois que ce brave homme n'avait lui-même pas assez de connaissances en dessin pour se rendre compte que dessiner une tête est infiniment plus facile que de placer une lorgnette devant elle, en donnant à l'objet sa valeur exacte, en l'enchâssant juste 011 il faut, en laissant voir le reste de la tête, en rendant le geste compréhensible et en l'harmonisant à

RENOIR. — Une Loge au thkatre (Collection de M. Durand-Ruei, Paris).

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l'ensemble de la toile. Mais on en a dit bien d'autres à Manet. La Loge, conçue dans une harmoïiie sourde, dans une pénombre chaleureuse, est une œuvre d'élégance quintessenciée et de haut style, d'une distinction absolument stricte, significatiA^e de toute une classe, évocatrice de tout un aspect de la mondanité du second Empire.

11 faut enfin en venir à des toiles qui révèlent un Renoir intimiste, comme la Femme endormie tenant un cJiat, comme le Premier pas, comme diverses éludes d'enfants, comme la Terrasse, les deux panneaux de la Danse. La Femme endormie est une paysanne aii tablier bleu, aux bas rayés s'enchâssant de sabots. Un grossier chapeau de paille ombrage sa tête vermeille, ses bras sont nus, sa gorge découverte se soulève puissamment. Elle dort aA^ec une conviction naïve, et le chat pommelé qu'elle tient en son giron dort selon le même rythme. En cette œuvre encore se décèlent toutes les qualités de sincérité de M. Renoir, et son réalisme poétisé qui est réel par le parfait naturel de l'attitude, poétique par la délicate transposition des bleus, des roses, par la singularité des harmonies tendres. Ces bleus de camaïeu, nous les avons vus chez Boucher, chez Natoire et chez i^argillière, au Louvre, et chez Françoise Duparc dans les collections de Provence oii séduisent les ravissants tableaux de cette artiste si mal connue. Ces roses, il ne nous manque que de les préciser (( cuisse de nymphe émue » pour les reconnaître

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chez Fragonard. La Terrasse, une des plus jolies choses que M. Renoir ait peintes, est d'une harmonie plus littéralement impressionniste. Les deux enfants se dressent sur un paysage de banlieue parisienne, automnal, humide ; à travers les branchages dépouillés du jardin, parmi les dernières feuilles recroquevillées, s'entrevoit une rivière oii glisse un canot. Le plus jeune enfant n'est encore qu'un être inconscient : l'aînée la retient presque comme un jouet, sa rieuse figure aux yeux fatigués contient déjà toute la divination de la A'ie féminine, et l'harmonie cerise de son corsage et de son chajDeau chante vivement dans la grisaille dorée de lautomne.

Le Premier pas, exécuté dans la manière multicolore et papillotante à laquelle le maître est souvent revenu, est sa toile maîtresse dans les études d'enfants. Il montre la jeune mère sérieuse et le bambin s'agitant au bout de ses bras, retroussé, avançant une jambe nue qui hésite: toile charmante et fraîche, d'une coloration heureuse, d'un profond naturel, et qui prouve une fois de plus les qualités de réalisme poétisé de ccpeinlrc ingénu, imbu de sentiments primitifs, étranger à toute préoccupation décadente, à toute idéologie trop complexe. Les enfants peints admirablement par Eugène Carrière portent déjà le poids d'une pensée sombrement sociale ; leurs crânes transparents laissent déjà voir l'idée, le mécanisme du cerveau en formation, et ces êtres qui cherchent à rêver vous inspirent autant de

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rêves que les faces des vieillards. Les enfants peints -par M. Renoir sont, comme ses baigneuses, des animaux heureux. « Excepté la candeur de l'antique animal », — comme à Baudelaire, mais combien plus spontanément ! — rien ne sourit à ce grand artiste distrait et affiné. Ses enfants s'apparentent à ceux dont une adorable série fut peinte par Berthe Morisol, par cette femme exceptionnelle, aquarelliste prestigieuse, qui comptera dans les plus admirables survivances de l'art impressionniste. Et ce n'est pas un des moindres côtés de cet art si injustement, si incomprébensiblement traité de barbare et de décadent, que ce retour aux sujets simples, que ce désaveu bien français des mythologies, des scènes romaines ou homériques, des légendes chères à l'académisme, en faveur des motifs les moins symboliques de la peinture, baigneuses, enfants, mères, anecdotes de la vie quotidienne. Monticelli, bafoué lui aussi, précurseur et contemporain de ce beau groupe, n'alla pas plus loin dans le choix de ses sujets : qu'il peignît une réunion de femmes parées dans un parc, ou des marmitons dans une cuisine, avec une noblesse égale il s'affiliait à Watteau ou à Chardin, deux noms rarement prononcés à l'Ecole des Beaux-Arts. Et c'est pour avoir obéi à cette simplicité instinctive que M. Renoir est un grand peintre.

Assurément, il serait inique d'exclure la peinture idéologique, qui a produit des merveilles, et non moins inique de reprocher à l'impressionnisme de s'en

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ctre désintéressé. Nous n'avons que Irop éprouvé les dangers de cette critique qui consiste à reprocher à un mouvement de n'aA^oir pas eu les qualités des autres, tout en conservant les siennes; et nous avons abandonné l'idée d'un Beau en soi, divisé en un certain nombre de conditions-programmes, vers la totalité desquelles tendrait la course des candidats éclectiques. Nous avons essayé d'envisager l'œuvre de M. Renoir en la rapprochant par moments de celle de ses amis, et parfois aussi des ancêtres français dont il peut à bon droit se réclamer. Il apparaît, devant son œuvre considérable, qu'il est probablement la figure la plus représentative d'un mouvement dont notre race peut s'enorguedlir. Paysagiste, peintre de fleurs, de nus, d'enfants, de scènes modernistes, de portraits, M. Renoir s'impose à la déférence reconnaissante de son pays par l'obstination de son labeur, par l'originalité de sa vision, par sa réunion des dons fondamentaux de son art.

N'ayant pas désiré faire son panégyrique, nous n'avons pas hésité à parler de ses défauts, et il serait ridicule de feindre de penser qu'un créateur, quel qu'il soit, en est exempt. Mais il faudrait s'entendre sur la définition d'un défaut, et distinguer entre ceux qui trahissent l'intention et ceux qui lexagèrent, entre les défaut de médiocrité et les défauts de surabondance. M. Renoir, en tous cas, ne présente que ces derniers, et ils les partage avec tous les impressionnistes. Le critiquer revient à critiquer l'impressionnisme lui-même.

RENOIR. — Danseuse.

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J'ai eu à prononcer plusieurs fois dans celle étude le nom de Mallarmé. El en eflel M. Renoii* a élé 1res proche de cerlains côtés de cet inimitable esprit, aussi 1 al apprécié que lui-même. C'est, pour ceux qui ont ( innu el aimé l'auteur de Y Après-midi d'un Jaune, dont les nymphes sont «des Renoir», une vérité absolue que sa profonde filiation aux maîtres les plus intimement français, que son goût passionné pour le xvni" siècle, pour un panthéisme riant et ingénu, auprès des rêveries métaphysiques, des harmonies hégéliennes qui sollicitaient sa pensée desthélicicn. Les Baig/ieuses de M. Renoir errent dans certains poèmes de Mallarmé, comme les danseuses de M. Degas aux rythmes de certaines de ses j)hrases, et à mesure que les prétendues obscurités de Mallarmé se dissolvent à la lumière d'une critique impartiale, revenue des injustices d'antan,on comprend pourquoi ce poète mystérieux a été, autant que Zola et plus que les Goncourt, l'ami et le défenseur des impressionnistes. Aux écrivains de la nouvelle génération, Manet apparaît un peu dur, un peu brusque, un peu immédiat, un peu trop peintre de morceaux, dépourvu de mystère et de charme, réaliste excessivement pour leur désir, étroitement uni à son temps el à ses amis littéraires. Degas les effraye et les chagrine par sa vision ironiste, par son amère et impitoyable analyse de satiriste. Monet les éblouit, mais peut-être commencent-ils à penser que sa magnificence est trop évidente, qu'on voit trop comment il

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rccoiistilue les mirages qu'il a saisis. C'est donc plulùt à M. Renoir qu'il garderont une tendresse, parce qu'il est lyrique, parce qu'il voltige sur toutes choses, parce qu'il est multiforme et subtil. Il y a dans M. Renoir des morceaux aussi beaux que dans les autres. Quelques-uns de ses paysages, notamment la Serre, sont d'une couleur aussi belle, d'une facture aussi originale, d'une harmonie aussi riche que ceux de Claude Monet. Ses nus sont aussi magistralement peints que ceux de Manet, et plus amoureux. N'atteignant pas à la science du dessin qu'on trouve en ceux de Degas, ils ont une grâce et un éclat que ceux-ci n'ont jamais connus. Si ses rares portraits d'hommes palissent devant les portraits de Degas et de Manet, encore que le portrait de Claude Monet soit une très belle chose, ses efligies de femmes ont une distinction, un charme que Manet n'a guère égalés que dans celui d'Eva Gonzalès; encore le portait de Jeanne Samary est-il d'une souplesse, d'un velouté, d'une féminité chatoyante et attendrie que Manet n'eut point. Des compositions comme La Loge, le Déjeuner des Canotiers et le Moalin de la G<delle valent les plus belles compositions de Manet et de Degas, sinon au point de vue de l'observation intense des types, du moins au point de vue de la composition elle-même, de l'ordonnance, de l'imprévu dans les groupements. Et les fleurs peintes par M. Renoir, ces fleurs peu connues relativement, sont au nombre des plus belles qu'on puisse voir. Les

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inégalités de l'artiste sont peut-être plus frappantes que celles des autres impressionnistes. Improvisateur, instinctif, nerveux, fantaisiste, il est plus exposé à se tromper à fond; il est moins réfléchi que Manet, lequel était fort prudent au milieu de ses audaces, et surtout moins que M. Degas, dont il est, croyons-nous, impossible de citer un mauvais morceau, et qui est la logique même. M. Renoir a fait de mauvaises choses. Il est Français, léger, brillant, il se laisse entraîner ; mais c'est tout autre chose qu'un virtuose, c'est un artiste profondément sincère et scrupuleux.

La race parle en lui. Il est inexplicable qu'un tel coloriste n'ait pas plu à tout le monde, n'ait pas rencontré le succès foudroyant, étant voluptueux, clair, heureux, souple et savant sans lourdeur. Il ne faut attribuer les réserves faites sur ce succédané de Boucher et de Fragonard par des gens qui protestaient au nom de la France qu'à des questions d'école et de date, à des chocs en retour de la polémique, et aussi à la silencieuse dignité d'une existence de poète doucement dédaigneux de l'opinion et ne faisant attention qu'à la peinture, son grand et son unique amour. Manet a été un batailleur, un novateur et un combatif dont les œuvres ont fait scandale dans les salons, dont on craignait les mots, et dont toute la nature était celle d'un chef d'école. La critique indépendante est allée chercher Claude Monet dans ses paysages. Degas s'est enfermé, pessimiste et hautain,

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et parce qu'il fermait sa porte et ne voulait pas qu'on s occupât de lui, la rumeur publique, jalouse des solitaires, a voulu le connaître. M.Renoir ne s'est ni montré ni caché ; il a peint selon son rêve, épanoui le sourire de ses œuvres, sans mêler son nom ni sa personne au vaste tumulte qui s'élevait autour de ses amis. On n'a pensé ni à l'exalter ni à 1 ensevelir. Et à présent, à cause sans doute de cela, son œuvre apparaît plus fraîche, plus jeune, ne traînant pas après elle des commentaires, des sarcasmes, des polémiques célèbres, elle reflète le soleil, elle s'impose à notre admiration, candide, primitive, animale, rieuse et nue, comme une de ses baigneuses.

RENOIR. — Au l'iAN.

(Musée du Luxembourg).

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LES ARTISTES SECONDAIRES DE L IMPRESSION- NISME : CAMILLE PISSARRO, ALFRED SISLEY, PAUL CÉZANNE, BERTHE MORISOT, MISS MARY CASSATT, GUSTAVE CAILLEBOTTE, ALBERT LEBOURG, EUGENE BOUDIN.

Avec Manet, Degas, Monet et Renoir se présentera devant l'histoire de la peinture un glorieux quatuor de maîtres. Il nous faut maintenant en venir à quelques personnalités écloses auprès des leurs, et qui, sans être aussi grandes, n'offrent pas moins une riche et helle série d'œuvres.

De ces personnalités, la plus considérable est certainenlent celle de Camille Pissarro (i). Il peignait selon de sages formules un peu timides lorsque ] exemple de Manet le rallia à l'impressionnisme auquel il est resté fidèle. Pissarro a énormément produit. Son œuvre se compose de paysages, de scènes paysannes, et d'études de rues et de marchés. Ses premiers paysages sont dans la manière de Corot, mais baignés d'une coloration blonde: vastes champs de blé, bois ensoleillés, ciels aux grands nuages floconneux, lumières douces, ce sont les motifs de toiles charmantes, d'une solide qualité classique. Plus lard, l'artiste adopta le procédé de la dissociation des tons, et en tira d'iieu-

(i) Né à Saint-Thomas, Indes-Occidcnlales, le lo juillet i83o ; mort à Paris, le i3 novembre igoS.

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reiix effets. Ses scènes de moissons, de marchés, sont lumineuses et vivantes. Les figures y rappellent celles de Millet : elles témoignent de hautes qualités d'observation sincère, elles sont d'un homme qui aime profondément la vie rustique. Pissarro excellait à grouper les êtres, à saisir avec justesse leurs attitudes, à rendre le bariolage dune foule au soleil. Certains éventails notamment resteront de délicieux caprices de couleur fraîche : mais il ne faut pas chercher en cette peinture séduisante, vivante et claire, des dons psychologiques, le sentiment profond des grandes silhouettes, l'intuition de l'âme fruste et sombre des hommes de la glèbe, qui ont fait la noble gloire de Millet. A l'époque où, vers i885, les néo-impressionnistes que nous étudierons plus loin inventèrent le procédé pointilliste, Pissarro l'essaya, et en fit des applications judicieuses.

Il peignit surtout à cette époque et dans cette technique des toiles d'une harmonie douce, verte et bleuâtre, avec la légère humidité transparente de la campagne de France, spécialement de cette Normandie qu'il aimait, qu'il habitait et dont il a exquisement compris l'atmosphère. Peu d'éclats de couleur dans son œuvre : une entente délicate, un sentiment intimiste en font tout le prix. La composition est sage ; on s'étonne de voir à quelles discussions a donné lieu cet art paisible, exempt de truculence et de bizarrerie, sincère et simple dans la présentation et l'exécution au point de paraître plutôt un peu monotone cl atténué

RENOIR. — Buste ije femmk

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