HUMERUS IN ILIADE TRANSLATUS DE GRECO IN LATINUM
PER PINDARUM. In-4*' de 22 lignes à la page, signât A-E, avec la marque de J. Bouyer et G. Bouchet.
(Bristish Muséum, Pressmark, 652, a 6.)
Ces deux numéros sont cités par M. Claudin.
13. — DOCTRINALE MAGISTRI ALEXANDRI DE || VILLA DEI CU^ GLOSA FOCAUDI MONIERI || NECNO ADDITIOIBW5 ASCENSH SUPe/'-
ADDiTis. Sans date, in-4° goth. de 112 flf. non ch., signés A ii- Oij.
Titre en rouge et noir. Volume imprimé en caractères de deux calibres, doutTun, très fort, est pour le texte d*Alexandre
— ââ -
de Villedieu, et Tautre, beaucoup plus faible, est pour les
commentaires; titre courant, manchettes, quelques initiales
ornées et gravées sur bois.
Après le titre, on voit la marque de J. Bouyer et de G. Bou-
cliet, n° 377 du recueil de Silvestre, et on lit au-dessous: Venûdatur Pictauis apud donui Im|lpressorii cômorâtiû prope sanctum hylllarium de la Celle.,
Au V" du titre : Focaudi monierii in magislri alcxandri de |) Tilla det laudes carmë incipil metricum, pièce de 26 vers. Au 2® f.: Focaudi monierii in Alexâdri doctrinale le||nuissima puerilisque interpretatio una
cû vimi ipsius alexandri , qui occupe toute la page. Dans ce morceau Foucaud Monier dit, diaprés Tri thème, qu'Alexandre de Villedieu, patria dolesis (1), de Tordre des Frères Mineurs, grammairien , philosophe, astronome et mathématicien insigne, écrivit plusieurs ouvrages dont il donne les titres, et florissait sous Frédéric II Tan 1240. Au v° du même feuillet : incipii pro-
heraiû doctrinalis magistri alexandri de villa dei, et au v^ du 3^ f. commence le Primus traciatus de Fouvrage qui en compte douze. Le livre se termine par un quatrain d'Alexandre de Villedieu, qui remercie Dieu d'avoir mené son œuvre k bonne fin , par un sixain â la louange de Foucaud Monier qui Ta éclairée d'une vive lumière, et aur'^du 112^ f., par 15 vers d'Ascensius qui
rend grâces à la Sainte Trinité, enfin par ces mots : Finis doctrinalis alexandri diligentis [| sime explanati emendati et aucli anno-[]tanionibu$ ascensianis.
(Biblioth. de Bordeaux, Belles-lettres , n° 5188.)
14. — INGENIOSISSIMA LUCUBRATIO Vm^ VNDECDQa^ DOCTIS- SIMI DNI STEPUANI 1| MALERETI lURIS VTRWSQUe CELEBERRIMI PROFESSORIS DOCTORISQWé; REGENTIS || IN PICTAUIENSI PCLARO GIMNASIO NECNO BURDEGALËSIS ECCLÎE ARCinDIAlIcONI ELECTIONIS
{{) On voit que Trithème el après lui Foucaud Monier se rangent à l'avis d'Henri de Gand, qui fait naître Alexandre de Villedieu à Dol, en Bretagne, et non à Villedieu. en Normandie, comme le prétendent la plupart des auteurs qui ont parlé de lui. Le Doctrinal^ espèce de grammaire en vers, jouit longtemps d'une grande vogue et régna en souverain dans toutes les écoles, jusqu'à Tannée 1514 où il commença à être remplacé par les Rudiments de Despaulère.
LIBERE FACIENDE MATERIÂ MIRO ARTIFICIO Pe/'STRINGENS IN || SUPER ET QUE QUANTAUE SIT IN BENEFICIJS REGIE MAIESTATIS VIS ATQ«e PO||tESTAS de OÎBUS QUE CIRCA HEG OCCURRERE POS- SUNT DUBIJS INGENUS LE-|[gENTIUM ABUNDE SATISFACTURA. SailS
date, mais 1515, in-4''de 97 lï. utiles, non chiff., sign. a ii-m ij, caract. romains, texte à 2 col. (1).
Ce titre est suivi de la marque de Bouyer et de Bouchet, n"* 377 de Silvestro. Le v** est occupé par une cpître de Fauteur et une épigrammo de Nicolaas Cadterius en 18 vers latins.
L'épitre débute ainsi : Stephanns malerelus utriusqiie luris professor in pictaviensi academia regens ac burdegalensis ecclesie archidiaconus lohanni marthonie ("2) a ampUssimo et sincera charitate venerando
aquensis ecclcfiie pontifici, Salutem plurimam dicit. Cette pièce fait
connaître qu'Etienne Malleret professait déjà depuis une dizaine d'années à Poitiers. Le texte de l'ouvrage commence au 3* feuillet avec ce titre courant : De electione libéra facta = et polestaie regia. Petits sommaires en manchettes. Nous avons aussi remarqué un petit signe typographique gravé sur bois que nous n'avions pas encore vu dans les impressions de Bouyer et de Bouchet; c'est une petite main à l'index étendu, qui signale certains passages à l'attention du lecteur et est souvent répétée dans les marges.
Le dernier feuillet est occupé par le Privilège, qui est daté du 21 septembre 1515 et accordé pour deux ans à Guillaume Bouchet^ libraire de la ville de Poitiers, et enfin par un curieux avis des imprimeurs (calcographi) au lecteur. Ils s'excusent des incorrections qui ont pu se glisser dans l'impression et disent que la faute en est à l'auteur, cw cujus manibus ernunctissima omnia prodierant^ scd sue ipsorum paruni accurate animad-
(1) Le titre de cet ouvrage a été donné par M. Georges Vicaire, dans le Bulletin du Bibliophiley novembre décomlne 181).'^ p. (îOi.
(2) .ïean de la Marthonie, évéque de Da\ , de 1514 à lôlO, était (ils d'un conseiller au parlement do Bordt*aux et frrre do Mondol do la Marllionio . que François I"»", avant de partir pour l'Italie, en 1515, adjoignit à sa mère, liOiiiNC de Savoie, pour administrer le royaume. Un autre de ses frères, du nom de Gaston, qui avait fait ses premières études à Poitiers, le remplaoa sur son siège épiscopal après avoir été son coadjuteur.
versioni; nous traduisons librement : qui leur a bien livré un manuscrit mis au net, mais n'a pns assez soigneusement revu ses épreuves. Et ils promettent que, si Touvrage revient sous leur presse, il en sortira absolument correct. (Biblioth. Mazarine, n*> 13468.)
On a vu que le privilège était au nom de Guillaume Bouchet seul, et qu'il n'y est pas p«irlé de Jean Bouyer. En effet, celui-ci venait de mourir et nous avons précisé la date de sa mort qui arriva le 24 juin 1515. Nous n'en rapportons pas moins l'impression de l'ouvrage de Malleret à leur exercice commun, car il est bien certain qu'il avait fallu plus de trois mois pour mettre au jour cet in-4° compacte de 97 feuillets et que le travail avait été tout au moins commencé du vivant de Bouyer. Il est probable que ce fut le dernier produit de l'association de nos deux imprimeurs.
Notre nouvelle récolte a été bonne^ comme on le voit, et
nous ne sommes sans doute pas au bout, car en bibliographie
on n'est jamais complet. Nous avons jusqu'à présent énuméré
dans nos deux listes plus de trente ouvrages sortis des presses
de Jean Bouyer et de Guillaume Bouchet. D'autres œuvres sont
malheureusement perdues pour toujours. Quelques-unes se
retrouveront encore; elles seront les bienvenues; cependant, au point où nous en sommes arrivé, il est à croire qu'elles ne modifieront pas beaucoup nos connaissances acquises et ne feront que consacrer par surcroît la preuve du brillant et fécond essor de cette association pendant les vingt-cinq annnées de son existence.
Les frères de Mamef.
En parlant des frères de Marnef, nous avons soutenu qu'ils n'avaient d'abord été que libraires avant d'être eux-mêmes imprimeurs, qu'ils avaient des succursales dans plusieurs villes, et que Jean, le chef de la branche poitevine avait toujours eu d'étroites relations d'intérêts avec ses frères Enguilbert et
Geoffroy. Un petit livret que nous avons découvert à la Bibliothèque nationale (Réserve, Y. 2118 a), confirme pleinement nos dires. Il mérite qnc nous le décrivions.
GUIELMI CASTi:i,LI SF.U MAUIS CASTa|]l1I TURONËSIS ELEGIE : VNA CUM SIBYLLtNO CARMiUne. .CGLtWA. EPIGrXmaTIS AC QUIBUS- DAM AIJIS QUORlT II SERIES FOLICULO SEQUENTr PONETUR. Petit
in-4'' de xxxi ff. cliiff., lettres rondes, 24 vers aux pages pleines. Ce titre est snivi de la petite marque des Marnef que Silveslre donne sous le n° 974 de son recueil. Puis on lit au bas de la page l'adresse des libraires; Quie rursus Parriiisiis diligentius coimpressa; Te-[]nundâtur a probis Bibliopolis de MarneF fratribus sub |1 Pelicano apud Parrhi^ios. Piclonas. Andegavos. BLturi-jjges in eorundem labcmis litlerariis. Au verso du titre : Authoris TÎla per Antonium Fumetum (1). Cette vie est imprimée en gotliiques. Au 2" f.: Ordo eorû que in hoc volumine côtineniur {en goth.), suivi d'une Epigramme de René Garnier (2), génère thaleminodani, à la louange de Guielmus Castellus (3); puis au v° du même feuillet une épltre Ad lectorem datée de Poitiers, ex Pictonîbus. Le titre commence au feuillet iii. On lit enfin au v" du dernier feuillet : llabes iuque lector oplime v Jta aulhoris in prîptio jl lergo pers,crip(ani el cœtera qux in frôte pollicili sumus; [| lteli(|U[im û hoec grala manu suscipias. Coimpressa m r-||<;u s parriiisiis opéra ascensiana pro Angelbcrlo. Gode-Urrcdo et loanne de Marnef bibliopolis Tratribus et sociis [| Anno salutis nri. MDVI. Ad oclaufl GalSdas Decèb. (i).
0) Anloine Fumée qui devint en 1512 doyen de l'église de Tours.
(?) Dreux du Radier eile un René Garnier qui proressaît à l'Unifersité de Poitiers vers la même époque cl pourrail bien iire le mâme.
(3) Guillaume Castel ou Chaslelicr, né à Tours en 1i58, professa pendant quelque temps au colli'ge de Bourgogne , à Paris, Tul reçu docteur en 1501 et rcTJnt en 1510 à Tours oii il Tut nommé chanoine de Saint-Gatien el archidiacre. Il mourut en ib'20.
I4j La nouvelle édition donnée par les de Marnef fait sans doute allusion à celle qui a paru sous ce tilre : In hoc npusculo continenlur iliic etenii- Guilehiii Castelli Turonenais cum qiiil/usdum rjus cariiiînilius. Ilrin hanesti»iima Virgilii epigr^immala itooe impressa. Petit in-i" polli, do 18 iï. non ch., sans date, mais avec la marque de Félix Baligault qui .< nuiiiin/' à Paris de 1493 à 1510. IBiblioth. nat., Itéserre, p. Z, ir>T-lT3. - Ka.ln.ili, de Verdun (Meuse), n" 114 des Incunables.)
Ainsi, en Tannée 1506, les de Marnef faisaient imprimer cette petite plaquette à Paris par Josse Bade, dit Ascensius. Ils étaient frères et associés et vendaient leurs livres dans les boutiques de librairie qu'ils tenaient par eux-mêmes ou par des commis, à l'enseigne du Pélican, dans les villes de Paris, de Poitiers, d'Angers et de Bourges (1). Nous n'avons pas à insister sur leurs établissements de Paris et de Poitiers; nous avons aussi parlé assez longuement de celui de' Bourges, Quant à leurs relations avec Angers, elles dataient déjà d'un certain nombre d'années, sans que nous puissions déterminer à quelle époque ils se décidèrent à y créer une succursale. Des Heures à l'usage d'Angers étaient imprimées a Paris le viP jour de mars 1492 pour Englebert de jMarnef, demeurant au Pélican, et Jehan Alexandre, libraire de l'Université d'Angers (2). En 1504, un Commentaire du Digeste, par Odofrcdus, était imprimé pour les mêmes (3). Le colophon de ce dernier ouvrage ne fait pas
supposer qu'ils eussent alors une librairie à Angers: in
Iticem editorum accuratissimêtjue impressorum cura et impensis virorum solertium Engelberg de Marnef bibtiopole par isius commorantis et loannis alexandre florentissime vniuersitatis andegaiœnsis librarij iurati librarieque eiusdem vniuersitatis custodis ibidem commorantis.
La souscription du recueil des poésies de Guillaume Castel offre un autre intérêt, c'est de nous faire connaître plus exactement un point relatif à la famille de nos braves libraires, probi bihliopoliy sur lequel nous avions jusqu'à présent de Thésitation. Désormais il n'y a plus de doute possible sur l'ordre de primogéniture des frères de Marnef, qui étaient EnguHbert, Geoffroy et Jean, tels qu'ils sont inscrits dans l'adresse donnée par eux. Jean, le plus jeune, préposé à la succursale de Poitiers, se fixa
(1) On remarquera qu'il n'est pas fait mention de l'établissement de Tours, qui n'eut qu'une courte existence, ni d'un autre à Valeuciennes , auquel nous navons jamais cru
(•2) Cf. Diclionîi. géogr. et biogr. de Maine-et-Loire, par Céiestin Port, verbo Alexandre (Jean).
(3| Bibliotli. de Versailles, n« 193.
définitivement dans cette ville; la maison qu'il y fonda eut une plus longue durée que celle d'Angers et de Bourges, et pendant plus d*un siècle elle rivalisa de gloire avec la maison-mère do Paris.
Les Libraires.
Pour clore ces notes qui se confinent dans notre limite de 1515, nous donnons encore les noms inédits de trois libraires poitevins^ François Fillon, Pierre Rousseau et Etienne Hébert, que nous avons rencontrés au hasard de nos recherches.
Le 9 juin 1461, le prieur de Saint-Porchaire donnait à rente à François Fillon, libraire, demeurant dans ladite paroisse, un terrain sis « en la rue de la Guilierie^ par laquelle on va de Saint-Porchaire à l'église Saint -Didier ». (Archives de la Vienne, Prieuré de Saint-Porchaire y G 476.)
D'après son compte de recettes et dépenses pour Tannée 1510-1511, le receveur des rentes et revenus ordinaires de l'hôtel de ville de Poitiers payait à Pierre Rousseau^ libraire, la somme de sept sols six deniers « pour ung papier par luy faict pour lad. ville ». (Archives de la ville de Poitiers, K 63.)
En 1513 , Guillemette Blanchete , femme d'Etienne Hébert , libraire, partageait dans la succession de Jehan Blanchet , son père, dont elle était héritière pour un tiers. (Archives de la Vienne, G 1033.)
On se souvient que dans notre première étude nous avons déjà cité les noms d'autres libraires inconnus , Jean de Thouars avant 1481, Mathieu Boys en 1488 et années suivantes, Philippe Pichon, dit Jehan des Vignes, en 1498. Ce sont là sans doute de bien petits personnages. Qui sait pourtant si un jour la découverte de quelque volume ignoré ne les fera pas sortir de leur obscurité^ comme les deux livres édités par Jacques Bezanceau ont conservé son nom â la mémoire des bibliographes 1
Nous venons de prononcer le nom de Jean de Thouars , dont la veuve comparaissait dans un acte du 13 juin 1481, ainsi que
nous Tavons dit à Tarticle de Jacques Bezanceau ; c'est tout ce que nous enjsavions alors. Un autre texte, que nous avons retrouvé dans les registres municipaux , est un peu plus explicite et fait connaître que le 16 décembre 1479, un fils de feu Jean de Thouars sollicitait de remplacer son père comme libraire ordinaire de rUniversité (1). Comme les autres Universités du royaume^ celle de Poitiers avait en effet ses libraires, au nombre de deux d'abord, puis de trois, qui jouissaient de tous les privilèges accordés par les rois aux membres, ofl5ciers ei suppôts d'icelle, et notamment de Texemption de toutes tailles , impôts et subventions quelconques (2), ce qui n'était pas à dédaigner, mais n'était pas toujours respecté par leurs concitoyens , trop intéressés à les faire participer aux charges communes.
On a vu, d'après ce qui précède, de quel secours ont été pour nous les marques typographiques employées par les imprimeurs et les libraires. Il est arrivé bien souvent qu'ils se soient contentés de mettre leur marque sur leurs livres sans indiquer autrement leur nom et leur adresse, et nous n'avions que ce seul signe pour leur attribuer un certain nombre d'œuvres (3).
(1) Registres des délibérations du Corps de ville de Poitiers : • Fait en conseil tenu le zvi* jour de décembre l'an mil iiij» Ixxix. — Sur ce que Ladre DefonTille, dit de Tboars, filz de feu Jean de Tboars, en son yiTant libraire ordinaire de TUniversité de ceste yille de Poictiers, nous a supliez et requiz de requérir à Messieurs de lad. Université de recevoir led. Ladre de Thoars en leur libraire ordinaire au lieu de sond. feu père , lequel a servy par bien long temps lad. Université oud. office, avons appoincté que maistre Jaques Cbauvrier, escbevyn de céans, fera requeste de par nous à mesd. sieurs de l'Université en leur prouchaine congrégation de mectre et instituer led. Defon ville le fils en libraire ordinaire d'icelle Université au lieu de sond. feu père et de nous raporter ce que fait en aura. » 11 résulterait de ce texte que le nom exact de notre libraire serait Jean Defon?ille, dit de Tbouars. Nous ne savons si son fils obtint sa survivance.
(2) Privilèges de VUniversité de Poitiers, Poitiers, Jacques Fauloon, sans date, in-4<».
(3) L'usage des marques se généralisa promptement, mais il ne devint obligatoire que beaucoup plus tard, par un édit de François I*', du 31 août 1539 (art. 16), qui fut d'abord spécial aux imprimeurs de Paris, puis rendu appli-* cable à ceux de Lyon par la Déclaration du 28 décembre 1541.
Les marques peoTent SLassi dervir, comme ks caractères^ à detemuner Tige relatif des cdinc^ns sorties d\m «K-n^e atelier par Fexamen des dégradations successives quVlIes subi:sseiit inéritableineQt, plus rapidement même qi:o les caru^ioix*^ Dans les bois gravés qui serrent de matrices il finit ]\ir s^ pn>duire« sortoat sur les bords e3^érieurs, des èbrèchements^ des cassures qui se rérèl^it à Timpression et attestent un usage prolongé. Il faut cependant taair compte des pi^cèdès rudîmentaiies mis en pratique par les anciens imprimeurs ; on sait qu'ils étendaient Tencre sur les formes à Taide de deux tampons de cuir manies à la main, et il en résultait parfois des in^alités de teinte, des bavures ou des manques de touche qu'on ne rencontre pas sur tous les exemplaires du même ouvrage et qui sont évités maintenant avec nos machines perfectionnées. Aussi le contnMe par la marque n'est-il pas d*une précision rigoureuse et doit « en certains cas, inspirer de la défianca
Quoi qu'il en soit, nous croyons opportun de familiariser lo lecteur avec nos marques typographiques poitevines, et nous donnons dans nos planches les fac-similé de celles dont nous avons parlé au cours de nos deux études sur les Débuts de Tmi* primerie d Poitiers; nous les rapportons^ pour une désignation plus facile, aux numéros du recueil de Silvestre.
Dans notre premier travail nous avons publié la marque au grand M , présentée par Silvestre comme inconnue, mais attribuée par nous aux de Marnef , et la marque de Jean Mesnage. Aujourd'hui nous publions :
La marque de Jean Bouyer et de Pierre BellescuUée;
Les quatre marques employées par l'association de Jean Bouyer et de Guillaume Bouchot ;
Et quatre marques employées par les de Marnef sur des ouvrages poitevins jusqu'en 1515.
Après cette date, les descendants de Jean de Marnef se servirent encore de plusieurs autres marques ; nous nous en occuperons plus tard. Pour aujourd'hui notre labeur est accompli.