‹ L'imprimerie à Poitiers et dans la VienneChapitre 38 sur 65 · A POITIERS XXXIX · texte numérisé non relu

A POITIERS XXXIX

de nos premiers imprimeurs ne s'est pas restreinte aux trop rares épaves qui nous restent. Si les malheureux s'étaient bornés à imprimer un livre tous les deux ou trois ans, ils n'auraient pas couvert leurs frais et n'auraient pas gagné le pain qu'ils mangeaient. Certaines œuvres sont ir* rémédiablement perdues; d'autres se retrouveront peutêtre plus tard. Il est même possible que quelqu'une des impressions dont M. Claudin dote libéralement l'atelier poitevin (1) lui appartienne réellement. Nous ne les discuterons pas ici, parce qu'elles ne contredisent pas les idées que nous avons exposées, sauf deux sur lesquelles nous allons revenir.

Pour ce qui est de la chronologie, d'une précision si fantaisiste, que M. Claudin prétend appliquer à toutes ces éditions sans date, nous en faisons peu de cas, et quelques exemples justifieront notre défiance. Ainsi notre adversaire donne au Grecbmus Ebranli la date de 1487, et nous, à l'aide de l'observation que nous avons faite plus haut, nous reportons ce livre avant le Casas long'i de 1483. De même, il place entre les années 1484 et 1485 le De Contempla mandiy qu'il désigne sous le nom des Aartores oclo^ tandis que nous le croyons contemporain du Breriariam hisloria/e. N'oublions pas que cette impression consiste uniquement en deux feuillets imprimés d'un seul côté, qui sont tout au plus des épreuves, si ce ne sont pas seulement des feuillets d'essai comme on en fait souvent dans les ateliers pour juger de l'effet de la composition. Ce petit poème de saint

^1489) .'Esopus cum comtaenlOf io-4^; (1490-149Ô Coustumier de Poictou,

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