VIGNETTES RÉVOLUTIONNAIRES DE CHALLUAU ET CHESNEAU
IHPHIHEUnS X LOUDUN
de Loudun (25 tliermidor an II). Sans lieu. — In-4** de 4 p.
Provoquant des offrandes civiques pour réquipement de la frégate du déparlemeot de la Vienne destinée à combattre les Anglais.
LIBERTÉ, ÉGAUTÉ, FRATERNITÉ, OU LA MORT, Loudvn, le 2 fructidor. Van 2® de la République française, une et indivisible. Les membres composants la Société Populaire et Régénérée de Loudun, aux citoyens
composants la Société populaire de Frères et aynis
vous trouverez ci-Joint une adresse. . . A Loudun, de Timprimerie nationale de Challuau et Chesneau, imprimeurs du Dis* trict. — In-é** de 4 p.
Pièce signée: Briant, président; Besnard, Diotte, secrétaires. Imprimée en beaux caractères qui p iraissent tout neufs.
INSTRUCTIONS sur les soins à donner aux chevaux, pour les conserver en santé sur les routes et dans les camps, prévenir les accidens auxquels ils sont exposés et remédier à ceux qui pourraient leur arriver... Imprimées par ordre du Comité de salut public. (4 fructidor an II) Ibid., îd. — In-S*» de 75 p.
SPECIFIQUE contre la dyssenlerie p?'oposé par le C. Nosereau, médecin, présenté aux Sans-culottes composans la Société populaire de Loudun, le 9 fructidor an II. Ibid.,id. — Ia-8«da 7 p,
RÉFLEXIONS sur VEgoïsme parJ.-P. Arnault, administrateur du Directoire du district de Loudun. Ibid., id. (an II). — In-8» de 12 p.
CHANSON PATRIOTIQUE chantée te jour de la fête des Sanculotides, à la Société des Amis de la Liberté et de V Egalité de Poitiers, par Chauveau le jeune, l*un de ses membres. Ibid., id., sans date. — In-8<> de 4 p.
PROCLAMATION et décret delà Convention nationale, relatifs à tous ceux qui ont pris part aux révoltes qui ont éclaté dans les arrondissements des armées de VOuest, des côtes de Brest et de Cherbourg. Ibid., id. (an III). — In-8' de 7 p.
COUPLETS CIVIQUES en vers libres et en pot-pourri, chantés à la Société populaire de Loudun, par J.-P. ArnaïUty administrateur du district , le décadi , 30 vendé^ miaire an 3«, jour consacré à célébrer les victoires de la France républicaine. Ibid., id. — Iq-8® de 11 p.
ADRESSE de Gilles la Tourelle, officier de santé à Loudunj à ses concitoyens... îbid., id,, an III. — 10-4** de 12 p.
RÉPUBLIQUE FRANC AISE. Départementdela Vienne. District de Loudun. Extrait du Registre des délibérations du district de Loudun. Séance publique et permanente du cinq nivôse^ 3* année de la République française^ une et indivisible. Ibid. id. — Iq-4® de 10 p.
Arrêté relatif au recensemeot des grains ordonné par la loi du 8 messidor an U.
/.-P. ARNAULT, à ses concitoyens, contre les accusations dirigées contre lui (14 prairial an UT). Ibid., id. — In-8o de 18 p.
RÉFUTATION des calomnies répandues dans un libelle fait en réponse à VAddresse de J.-PaulArnault, ex- Administrateur du district... Ibid., id. — In-S» de 26p.
L'an IV ne nous a fourni aucun travail de l'association formée par Vincent ChuUuau et François Chesneau, et en l'an V, c'est le nom de ce dernier qui paraît seul sur l'ouvrage suivant :
JOURNAL de Vart de conserver la santé et de prolonger la vie, utile aiuc citoyens de tout âge, de toute profession et mis à leur portée, par J.^C. Gilles -Latourette,... tome P^. A Loudun, chez François Chesneau, imprimeur de l'Administration municipale, an Y . — Id-8^.
Outre un prospectus en 4 pages, nous avons vu 5 n"" de 24 pages chacun, du 10 messidor au 20 thermidor an V,
DU DÉPARTEMENT DE LA VIENNE id
mais il y en a peut-être plus (1). Sur le prospectus, l'adresse de Timprimeur est indiquée rue du Grand-Pavé.
Mais dès Tan VI c'est Challuau qui reparaît, à Texclusion de Chesneau, et qui donne cette pièce :
EXTRAIT du Registre des Délibérations de r Administration municipale du canton de Monts. Séance du i6 fiaréal an VI de la République. A Loudun, chez Y. Challaau- Jamain, imprimeur de l'administration municipale, an YI. — Affiche pet. in-fol.
Arrêté relatif aux marchands ou conducteurs de bœufs qui laissent leurs bêtes s*écarter de leur route et commettent des dégâts dans les propriétés riveraines, et ordonnant que ces animaux seront muselés.
Challuau s'était marié avec Radegonde Jamain, de Baugé (Maine-et-Loire), et c'est sous le nom de Challuau -Jamain qu'il livra depuis lors ses impressions. Celles que nous avons vues ne sont d'ailleurs que des afOches et placards sans importance qu'il est superflu d'énumérer. Nous ne mentionnerons que la suivante, qui, outre son intérêt intrinsèque, nous sert de jalon pour montrer la continuité de rétablissement sous la même direction.
EXTRAIT du jugement rendule 24 floréal an 12 par le Tribunal de première instance^ séant à Loudun^ qui con^ damne à l'amende de 1500 francs les ci-après nommés^ déclarés conscrits réfractaires^ de P arrondissemeut de Loudun. . . (17 réfractaires) . A Loudun, chez Y. Challuau-Jamain, imprimeur-libraire, an XII. — Placard in-4<>.
A la même date, un autre placard conçu dans les mêmes termes, et imprimé aussi par Challuau-Jamain, concerne 14 autres conscrits réfractaires.
(t) Pas beaucoup plus en tous cas. car la mort de l'auteur, survenue le i«r pluriéso an VI, a dû entraîner la cessation de la publicaUon.
Avec Challuau-Jamain, nous entrons dans. le xix» siècle, et quelques lecteurs sont peut-être d'avis que cette période moderne est trop rapprochée de nous pour n'être pas suffisamment connue. Les conseils que nous avons sollicités ont triomphé de nos hésitations, et nous nous sommes décidé à pousser notre exposé historique jusqu'à nos jours. A notre époque agitée par de fréquentes secousses^ les morts vont vite ; les témoins disparaissent, les souvenirs s'effacent rapidement, les documents eux-mêmes ne sont pas assurés contre la destruction (l), et bien des choses d'il y a 40 ou 50 ans ne sont pas plus connues de la génération actuelle que des événements beaucoup plus anciens. Sans que nous ayons la prétention d'écrire pour la postérité, il peut se faire que ces modestes pages, si elles échappent à un complet oubli, aident plus tard à reconstituer un des petits côtés de notre histoire locale. Un danger, il est vrai, se présentera sur notre chemin, c'est celui de nous heurter à la politique, car, à partir du premier Empire, le régime auquel l'imprimerie et la librairie ont été soumises se confond trop souvent avec la grosse question de la liberté de la Presse. Nous connaissons l'écueil, et en usant d'une réserve discrète, nous espérons l'éviter.
Nous retrouvons donc Challuau-Jamain imprimeur-libraire sous l'Empire et la Restauration. On sait que Napoléon l*' n'aimait pas beaucoup la Presse ; il redoutait ses écarts et son opposition. Ne pouvant la supprimer tout à
(i) En veut-on un exemple ? Les Archives du département de la Vienne possèdent pour l'imprimerie et la librairie un fonds, T 6 , qui commence en 1810 et devrait se continuer jusqu'en 1870. Mais depuis 1851 aucun versement n'a été fait par les bureaux, les dossiers semblent perdus, et malgré les ro* cherches obligeantes faites sur nos instances, nous n'avons rien pu obtenir. Ajoutons à ce propos que, pour ce qui est do la période ancienne, il n'existe aucun fonds aux mômes Archives.
fait, il la réglementa et la soumit à une surveillance rigoureuse • Le décret du 5 février 1810, qui fixait le nombre des imprimeurs et rétablissait l'obligation du brevet et du serment, donna lieu à une enquête administrative dans toutes les villes. Le rapport du sous-préfet de Loudun, en date du 13 mai 1810, mentionne Challuau comme possédant une presse avec un assortiment assez considérable de caractères et imprimant les affiches,» placards et tout ce qui peut être nécessaire aux administrations locales; il ajoute que Challuau est disposé à acheter une seconde presse si sa place n'est pas supprimée, et il conclut à son maintien.
Le gouvernement de la Restauration prit à son tour ses précautions contre ses adversaires parla loi du 21 octobre 1814, qui maintenait le brevet et le serment. La loi du 25 mars 1822 sur la répression des délits commis par la voie de la Presse fut l'occasion d'une nouvelle enquête, et on voit parle rapport du sous-préfet, du 12 avril suivant, que Challuau-Jamain avait obtenu son brevet d'imprimeur le 8 août 1816 et un brevet de libraire le 1*' août 1818. Il n'en abusa pas, car bien qu'il ait continué sa profession jusqu'en 1830, nous n'avons trouvé de lui que cette pièce qui soit digne d'être citée :
ORAISON FUNÈBRE du très haut et puissant prince Louis-Joseph de Bourbon y prince de C onde y prince du sang, e'c.y mort à Paris le 13 mai 1 8 iS y prononcée dans V église de St' Pierre deLoudun le 9 juillet 1818^ par M. L. .. (1). A LouduD, de rimprimerie de Y. Challuau-Jamain, an 1818. — Iq-8» de 9 p .
(1) Cet anonyme cache Tabbé Lambert (Louis-Amable-Victor), théologal du chapitre de la cathédrale de Poitiers, auteur de plusieurs autres discours et oraisons funébrts qui ont été imprimées. Il devint plus tard vicaire général et supérieur des Missions du diocèse, eut le titre de prédicateur ordinaire du roi, et mourut à Poitiers le 3 octobre 1833, à l'âge de 66 ans.
ââ IMPRIMEURS ET LlbRÂIRËS
Challuau-Jamaia avait uo fils, Emmaauel^ qui eût été en état de lui succéder, si celui-ci ne fût revenu à Chinon, berceau de sa famille, et n'y eût remplacé en 1820 l'imprimeur François Breton-Challuau^ son oncle, devenu aussi son beau-père. Au mois de juin 1830, Challuau-Jamain demanda à faire passer ses brevets sur la tête do Michel Bruneau, son neveu, qui depuis plusieurs années déjà dirigeait son imprimerie. Il ne vendait alors, d'après l'avis du souspréfet, que des livres d'église et ceux nécessaires aux élèves du collège.
Brunean-RoBBignol.
Michel Bruneau obtint un brevet d'imprimeur en lettres (style administratif) et de libraire le 30 août 1830. Il se maria bientôt et depuis il signa presque toujours ses impressions du nom de Bruneau-Rossignol.
Rien de bien saillant à signaler pendant son exercice. Il faut dire pourtant qu'il se souvint qu'il était le compatriote de Théophrasle Renaudot et qu'il créa le premier journal imprimé à Loudun :
Journal de V arrondissement de Loudun y affiches^ annonces et avis divers. Loudun, imprimerie Bruneau^Rossignol. — In-4» de 4 ou 8 p. à 2 col.
Hebdomadaire. Le premier numéro porte la date du l"" mai 1836. Cette feuille paraît encore toutes les semaines avec le titre un peu modifié de : « Journal de Loudun^ administratif, littéraire, agricole^ industriel et commercial. Avis divers^ annonces judiciaires et particulières, petit in-fol. de 4 p. à 3. col.
En 1846, Bruneau-Rossignol se vit menacé d'avoir un
concurrent : Delecroix, qui était déjà imprimeur-liti\()graphe cl libraire, demandait un brevet d'imprimeur typographe. Bruneau- Rossignol défendit sa position en faisant valoir le peu de ressources qu'offrait la ville. « Quoique travaillant toujours seul, disait-il dans sa pétition, et satisfaisant à tous les besoins, il n'avait même pas de quoi s'occuper. » Sa réclamation fut appuyée par le maire et le sous-préfet, et il resta seul imprimeur.
Citons quelques brochures sorties de son atelier :
NOTICE relative à la cérémonie funèbre qui a eu lieu dimanche 12 décembre 1830, en r honneur du brave A. Chauyet. 1830. — In-4o de 7 p.
RÈGLEMENT pour la perception de Voctroi dans la ville de Loudun. 1832. — Ia-4" de 24 pages.
A été réimprimé par Braneau-Rossignol en ISil et i8&4.
RÈGLEMENT des notaires de l'arrondissement de Loudun. 1835. — In-4" de 13 p.
URBAIN GRANDIER, ou les Religieuses de Loudun^ drame historique en cinq actes, d'après un ouvrage de M. Alfred de Vigny, par M/*\ de Loudun. 1836. — Ia-8** de 43 p.
LAMOTHE'CHâNBENIER, poème latin, par Léonard Frizon. Jésuite, an 1657; traduit par Amiet, prêtre^ curé de Bournandj près Lamothe, an 1839. 1839. — In-8^ de 120 p.
DE V ARCHEOLOGIE 9 opuscule qui est accompagné d'une vignette, d'un tableau synoptique de Varchitecture religieuse au moyen-âge^ de deux notices, Vune sur la Pierre-Folle , l'autre sur l'église de Bournand , et de deux dessins qui représentent ces 7nonuments. Par M. Arnault- Poirier, membre titulaire de la Société des Antiquaires de l'Ouest. 1845. — In-8- de 44 p.
MESSE VOTIVE du Très Saint-Sacrement, à Vusage
3i IMPRIMEURS ET LIBRAIRES
des membres de la Confrérie du très Saint-Sacrement établie dans l'église de Saint-Pierre de Lotidun... 1848. — In-32 de 20 p.
UN INCRÉDULE CONVERTI, par A. Leduc. S. d, (1851). — In-8« de 8 p.
Bruneau-Rossignol demeurait place de la Bœuffelerie, n« 11 . En 1858, il vendit son établissement à Ernest Mazereau et se retira dans le bourg de Pas-de-Jeu (Deux-Sèvres), où il est mort en 1894, âgé d^ 93 ans.
Ernest Mazereau.
Le brevet d'Ernest Mazereau est daté du 23 juillet 1858. Il prit la maison de son prédécesseur, continua la publication du Journal de l'arrondissement de Loudun et imprima aussi quelques plaquettes :
FEUILLES DÉTACHÉES du journal d'un touriste en Italie^ août, septembre, octobre^ novembre et décembre 1857 y par Léon Gilles de la Tourelle. — In-8\
LE FILS DU CZAR, tragédie en quatre actes j par M. Marcellus Ganuel. 1859. — ln-8» de 67 p.
Il y a une 2* édition revue et corrigée, à la même date.
MÉMOIRE adressé à S. Eœc. M. le Ministre des travaux publics contre le dessèchement des marais de la Dive et de la Briande. 1860. — In-8» de 25 p.
ALMANACHde l'arrondissement de Loudun... 1861 — In-12d6 50p.
Le même pour 1862.
L ATLANTIQUE à 12 heures de Paris par le chemin de fer de Tow^s aux Sables d'Olonne... Février 186 i. — In-8* de ?2 p. et 1 plan lithoprr.
Signé : Rabouln CSullivan.
DU DÉPARTEMENT DK LA ViEN^E 38
COMPTE RENDU de TEœpo&Uion et du Comice agricole de l'arrondissement de Loudun les 14 et t5 septembre i861, par le D' Léon Gilles de la Toureite. 1861 . — In-8*.
REPONSE au Compte rendu sommaire des séances du Congrès pharmaceutique du Mans, de M. Guéranger, par M. Abel Poirier fils... S. à. (1861). — In-8» de 15 p.
CAUSERIES AGRICOLES, ou moyens de quadrupler la rente de sa terre en en augmentant la valeur vénale; des causes de la désertion des campagnes et des moyens de la prévenir ; dialogue par uh légiste en vacances. 1861. — In-8»dell2p.
A VIS à 7nes voisins cultivateurs, par Ch. Karczewski. S. d. — Ia-12 de 192 p. et 7 tableaux.
En 1862, Mazereau vendait son imprimerie à Benjamin Roiffé, pour en acheter uue autre plus considérable à Tours.
Benjamin Boiffé
BenJHmin RoifTé transporta d'abord son établissement rue de la Grand'Cour, n" 1, puis au bout de quelques années il revint dans la maison de la place de la BceutTetene. Nous avons relevéde lui les impressions suivantes : FÊTE AQRlCOLE.ExposUion et Concours présidés par U. le Préfet de la Vienne à Monts-sur-Quesnes le dimanche 7 septembre 1862. (Signé: Léon de la Tourelle.) 1862.— In-8* de 15 p.
DRUET FRÉDÉRIC, secrétaire delà mairie de Loudun, 9 novembre 1862. Par Léon de la Tourelle. — Iq-8*.
POÉSIE. Vue cavalcade, ou un jour de Mi-Carême à Loudun, suivie d'une complainte sur lei infortunes du coton. Par M. A.J.... (1863.) — Iq-S^ de 16 p.
Par A. Jarrie, négociant à Pas-de-Jeu.
COMICE AGRICOLE de V arrondissement de Loudun. Exposition à Moncontour^ 1863. Compte-rendu. (1864.) — In-8*^ de 36 p.
Signé: D' Léon de la Tourelle.
DE LA SCIENCE appliquée à Vart agricole^ allocution prononcée par M. Abel Poirier... (1864.) — In-S" de 8 p.
COMPTE-RENDU delà cavalcade au profit des pauvres de Loudun^ du 28 mars 1804. — In-12 de 24 p.
Signé: L. T. (Léon de laToarelte).
COMICE AGRICOLE de Loudun. Notes communiquées au Comice en 1863 et 1864^ i« sur L'élagage des arbres de haute tige, 2^ sur le gemmageou récolte de la résine. 1864.
— In-S** de 23 p.
MEMOIRE sur Vexercice illégal de la pharmacie présenté à S. Exe. M. le Ministre de l'Agriculture et du Cornmerce par la commission nommée par le Congrès de Poitiers. 1864. — In-8« de 8 p.
Signé: Abel Poirier, de Loudan.
LE DOCTEUR JULES GUYOT dans V arrondissement de Loudun^ Conférence sur la viticulture faite au Palais de justice de Loudun^ par le D' Léon de la Tourelle. 1865.
— In-8o.
DE VAIR^ son râle en agriculture^ discours prononcé par M. Abel Poirier^ membre de V Administration du Comice agricole de Loudun^ à V Assemblée générale du 3 décembre 1865. — Id-8« de 16 p.
LE FILS DU CZAR^ tragédie en cinq actes, suivie des
Pensées d'Automne, par M. Marcellus Canuel. 1865. — In-8^
LE PA YS LOVDUNAIS, recherches géologiques et agronomiques, par H, Le Touzé de Longuemar. Par le Z)' Léon de la Tourelle. 1867. — In-8°.
U ENQUÊTE AGRICOLE de 1866. Souffrances et servitudes de l'agriculture... parle Maire de commune de Saint'Laon. 1866. — Ia-8<'en deux parties, dont la stconde a 83 p.
TARIF des honoraires des notaires de l'arrondissement de Loudun. 1867. — In-8* de 14 pages.
ETAT DES MINUTES déposées dans les études des notaires de l'arrondissement de Loudun ( Vienne). 1878. — In-8* de 56 p.
COMICE AGRICOLE de l'arrondissement de Loudun. Séance du 6 mai 1S79. Compte-rendu des travaux annuels par M. Abel Poirier ^ secrétaire. 1879. — In-8° de 28 p.
NEUVAINE en L'honneur de Saint Alléaume, abbé et patron de la ville de Loudun. 1882. — In-32 de 29 p. .
OBSERVATIONS d'un ancien délégué cantonal sur la loi du 28 mars 1882. 1882.— Iû-8o de 30 p.
Signé: 6. Du Petil-Thouais.
Arthnr Roiffé
Benjamin Roiffé mourut en 1882, laissant pour successeur son fils, Arthur Roiffé, qui exploite encore aujourd'hui rimprimerie et la librairie dans la maison de la place de la Bœuffelerie, devenue Tannée dernière place Carnot.
Nous citons comme produits de ses presses :
RÈGLEMENT et tarif de l'octroi de la commune de Loudun. 1883. — In.l2 de 54 p.
ERNEST JOVY. Le Pat^Hotisme^ discours prononcé à
la distribution des prix du collège de Loudun^ le 2 août 1884. 1885. — In-8* de 29 p.
ERNEST JOVY. La Question du grec. 1886. — In-8<»de 19 p.
HYMNE ET CA NTIQDES pour le pèlerinage et la procession de la ceinture de la Vierge conservée au Puy^ Notre-Dame (Maine-et-Loire). . • 1887. — In-12 de 22 p.
SYNDICAT agricole de l'arrondissement de Loudun. Statuts. 1887. — lD-12de 8 p.
SYNDICAT des marais delà Dive et de la Briande. Décret du 24 septembre 1864. 1887. — lD-8»de 20 p.
Réimpr. en 1895.
ERNEST JOVY. Etudes et recherches , I . Guillaume Prousteau... 1888. — In-8Me77 p.
Deux autres fascicales ont été imprimés en 1891 et 1892.
CHOIX DE CANTIQUES à l'usage des Dames de Chavagnes. 1890. — Iii-8« de 158 p.
£BS FOUACES de Lemé, noies historiques par Henri Gritnaud... 1891. — Iii-8° de 4 p.
NOTES d'épigraphie chinonaise, par H. Grimaud... 1891. — In-8<>de3p.
LOUDUN au XVI II* siècle. Mémorial des choses les plus mémorables qui se passent en la ville de Loudun^ années 1749 et suivantes^ par Dumoustter de la Fond,... avec une Introduction et des notes par Du Martray. 1892. — Iû-8ode3ff. et 29 p.
Du Martray est le pseadoQ. de Bf. Riehaad, avocat à Loudan.
PÈLERINAGE de Lourdes, 24-29 août 1891. Impressions et souvenirs, par un pèlerin. 1892. — lû-8® de 29 p. Signé : E. Guyot de Lespars, curé de Saint-Gyr-en-Bourg.
COSS'DAYS. (1893). — lû-lô de 16 p.
Par M. Guy Jouanneaux, de Loudun.
ANNUAIRE LoiidunaiSy 1893. — I11-I6 de 32 p.
Le même pour 1894 et 1895.
SOCIÉTÉ COLOMBOPHILE le Messager de Loudun.
Règlement général. 1893. — In-8* de 16 p.
LOUIS TRIIVCANT, procureur du roi au bailliage de Loudun. Abrégé des antiquitez de Loudun et pats de Loudunois (1626), manuscrit inédit publié avec une notice et des notes par Roger Drouault. 1894. — 111-8® de 55 p.
Arthur Roiffé publie comme ses prédécesseurs le Journalde Loudun^ et depuis le mois de janvier 1884, il imprime cet autre journal :
L'Agriculteur Loudunais, organe du comice et du syndicat agricole de l'arrondissement de Loudun. — In-4* de 8 p. à 2 col.
Enfin, au moment où nous terminons cette étude, nous recevons sous la date du 1®' juillet 1895, le premier numéro de cette Revue, imprimée aussi par Roiffé, qui compte au nombre de ses collaborateurs nos jeunes amis, Roger Drouault et Henri Grimaud :
Revue du Haui-Poitou et des confins de la Touraine et de r Anjou, Histoire^ Archéologie, Beauœ-Arts. Revue mensuelle. — In-8® de iô p.
Aglomain. — Pastisson. — Delourdine. — Pallnanx
Le décret du Gouvernement de la Défense nationale, en date du 10 septembre 1870, ayant déclaré libres les professions d'imprimeur et de libraire, une seconde imprimerie fut créée à Loudun en 1872 par une société dont Xavier Aglomain fut d'abord le gérant, avant d*ètre seul propriétaire. Elle a passé en 1878 dans les mains d'Anatole Pastisson, puis d'A. Delourdine^ et est devenue en 1882 la propriété de Daniel Palluaux, qui l'exploite actuellement. L'établissement a voyagé de la rue de la Poulaillerie à la
40 IMPRIMEURS ET LIRRAIRES
rue de la Vieille-Charité, à la place Sainte-Croix, et est revenu rue de la Poulaillerie.
De Tatelier d'Aglomain sont sorties les pièces suivantes :
FETE du dimanche 21 jinn 1874. Inauguration des usines à eau et à gaz de /a ville de Loudun. (Sigoe : D*" Léon de la Tourelle). S. d. (1874). — Iii-8« de 20 p.
LE ROYAUME du royd'Yvelct à Loudun. S.d. (^1874).— In-8« de 35 p.
La dédicace Aux membres de la ouciete des Archives historiques du Poi" tou est signée : D' L. T. (Léon de lu ToureUe) et datée de Loudun le l'r septembre 1874.
Agiomain a aussi fondé :
L'Echo LoudunaiSy journal administratifs commercial^ littéraire^ annonces judiciaires et avis divers. Paraissant le samedi. — In-fol. de 4 p. à 3 col.
Le premier naméro est du i6 mai 1874.
Pastisson a remplacé ce journal par le suivant :
La Gazette Loudunaise, journal administratif, comntercial y littéraire, annonces judiciaires et avis divers, taraissant le samedi. — In- fol, de 4 p. à 3 col.
Commencée le 27 avrii 1878, elle a été continaée par Delourdine et par Pailuaux et est aujourd'hui, api es plusieurs chargemenis dans son soustitre : La Gazette Loudu7iaise, organe des ComitCs républicains i rogressistes.
Pailuaux a imprimé :
VILLE DE LOUDUN. Règlement de police municipale (13 mars 1882). — la-S^ de 23'p.
LA SOCIETE de Loudun, étude historique sur les mœurs et la politique depuis la Révolution Jusqu'en 181 0^ par un vieux Loudunais. S. d. — ln-18 de 19 p.
Par M. G. d'tfispinay.
URBAIN GRANDIE R et la calotte à Laubardemont (18
août 1634) 9 notice hislorique^par A. Lecomte, député de l'Indre. 1891. — In 8* de 18 p.
Exir. de la Gazette Loudunaise du 2i mai 1891.
EUGÈNE II À TIN. Théophraste Renaud ot^ sa vie et ses œuvres. Publié par le Comité pour r érection dans sa ville natale d'un monument digne de cet homme de lien. (1892). — Iû-8® de 16 p. avec 1 portr.
DISCOURS prononcé par M. Ma^urier, sous-préfet de Loudun^ à la distribution des prix du collège de cette ville ^ le 29 Juillet 1893. — In-S'» de 8 p.
Palluaux imprime aussi :
Journal de Monts-sur-Guesnes^ politique, administratifs commercial et d^ annonces. — lo-fol. de 4 p. à 3 col.
Le i*' n* est du 1'' août 1886. Ce journal u'a paru jusqu'à présent qu*au moment des élections.
Les libraires an XIX' siècle.
Le rôle des libraires du xix' siècle a été bien modeste dans les villes dont nous nous occupons aujourd'hui, et surtout à Loudun. Cependant nous ne serions pas complet dans cette élude si nous ne signalions leurs noms, au moins jusqu'à Tannée 1870, époque à laquelle la suppression du brevet et la liberté absolue ont permis au premier venu de débiter des livres.
Gabriel Baussan, né le 15 mars 1777 à Léogane, île de Saint-Domingue, obtint un brevet de libraire le 20 mai 1835. Dans sa demande il disait qu'il tenait un cabinet de lecture depuis près de onze ans. On lit sur le titre du Co/porteury publié à Châtellerault en 1829 et 1830, et sur le titre du Patriote de la Vienne, fondé à Poitiers en 1830^ que les abonnements à ces journaux étaient reçus chez lui.
Sur un état des libraires et imprimeurs du département de la Vienne dressé à la Préfecture en 1851, il est dit que le brevet de Baussan est exploité par Madame Aline Rousseau , épouse de M. Léon Merle. Cette librairie, située dans la rue Centrale, a disparu depuis trois ou quatre ans.
jDlément Delecroix fut pourvu, le 14 mars 1846, des brevets d'imprimeur-lithographe et de libraire. Au mois de juin suivant, il sollicita un brevet d'imprimeur-typographe; nous avons vu que sa demande fut rejetée à la suite de la réclamation de Bruneau-Rossignol. La lithographie, répandue en France depuis le commencement de ce siècle, n'a eu que très tardivement à Loudun ce représentant qui a laissé seulement le souvenir de son nom .
Un mot encore, en terminant ce chapitre. Il n'est pas tout à fait étranger à notre sujet de rappeler qu'en 1894 Loudun y sous l'impulsion patriotique de son maire, M. Alphonse Duméreau, et de son conseil municipal, secondés par le zèle actif de notre ami Roger Drouault, s'est honoré en élevant par une souscription publique une statue à l'un de ses plus illustres enfants, Théophraste Renaudot, le père du journalisme en France, et en y joignant le médaillon du regretté M. Eugène Hatin, le premier et le plus éloquent de ses avocats • Ce monument, œuvre très réussie du sculpteur poitevin Alfred Charron, décore maintenant la place de la Mairie.