‹ L'impromptu de VersaillesChapitre 5 sur 39 · VI NOTICE · texte numérisé non relu

VI NOTICE

Boursault avait pu se croire désigné comme le prototype du Lysidas de la Critique. Cela ne se soutient pas. Comment Molière, d'une conduite si habile et d'un jugement si mûr, aurait-il songé à diriger ses coups sur un jeune homme de vingt-cinq ans, dépourvu jusque-là de notoriété et de succès^ Du reste, l'édition complète des œuvres de Boursault, donnée par sa petite-fille Hyacinthe, dément absolument cette légende, et reconnaît que Boursault eut le tort de s'attaquer à « l'une des plus jolies pièces de Molière » , d'après les excitations de personnes « auxquelles il ne pouvait rien refuser ». Le châtiment fut rude, et Boursault, au lieu de reconnaître ses torts, redoubla d'invectives contre Molière.

U éclatante approbation dont Louis XIV couvrit l'Impromptu de Versailles produisit donc dans le camp ennemi une sorte d'affolement. Deux nouveaux libelles^ en forme de comédie, furent lancés coup sur coup : l'Impromptu de l'hôtel de CoNDÉ, par Montfleury fils, et la Vengeance des Marquis, par le comédien De Villiers, l'auteur de

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