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CHAPITRE III

dissipait; le voile qui couvrait sa vue se déchirait... Au lieu de l'amour de la fille, il ne possédait que les caresses odieuses de la mère !

Il les recevait machinalement... les subissait... L'énergie lui manquait pour protester et pour se défendre... Et puis, enfin, Julien n'était pas de marbre...

Les baisers de la voluptueuse femme lui brûlaient la peau, faisaient bouillir son sang...

Il n'était pas plus le maître de son sort qu'il ne l'était des ardeurs involontaires qui s'emparaient de lui.

Comment détromper M"* Tournays? Comment lai infliger ce sanglant outrage, cette suprême humiliation, sans se fermer à tout jamais l'accès de cette maison, et sans perdre irrévocablement la ravissante enfant qu'il adorait?...

De quelque manière qu'il envisageât la situation, elle lui paraissait sans autre issue possible qu'une navrante résignation! Horrible dilemme! Impitoyable alternative !

Mais s'il n'avait plus la liberté de son corps, son cœur et sa pensée restaient Hbres, et triomphaient des transports amoureux de cette bacchante affolée...

— Paule ! Paule ! Pardonne-moi ! se murmuraitil avec tristesse.

Deux heures plus tard, il sortait, honteux^ la

tête basse, hébété, de l'hôtel du boulevard Saint- Germain.

Il lui semblait que l'amant forcé de la mère n'oserait plus lever les yeux sur la fille.

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